Lundi 18 janvier 2010
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Depuis sa désignation par les militants socialistes du Val d'Oise, notre tête de liste pour les élections
régionales, mon camarade et ami, Ali Soumaré, effectue un parcours exemplaire et il se fait connaître de plus en plus du grand public. Dernier exemple en date : ce portrait paru dans France Soir
récemment et que je voulais vous faire partager :
« Porte-parole des familles lors des émeutes de
Villiers-le-Bel, ce fils d’immigrés maliens a pris sa carte au Parti socialiste le lendemain du premier tour de la présidentielle de 2002.
Les tours de béton défilent dans un paysage uniforme, ajoutant à la grisaille de la météo. Figée
dans cette monotonie, la vie du quartier Derrière-les-murs-de-Monseigneur, à Villiers-le-Bel, morne et paisible, semble tourner au ralenti. L’embrasement de 2007, allumé par le décès de Moushin,
16 ans, et de Larami, 15 ans, après la collision de leur mini-moto avec une voiture de police, est retombé. Pourtant, Ali Soumaré, qui fut alors le porte-parole des familles des victimes, n’a pas
réfréné son militantisme. Il est aujourd’hui tête de liste du PS pour les régionales dans le Val-d’Oise.
Aîné d’une famille malienne de six enfants, il est l’âme de cette cité HLM, frappée par le chômage
et la ségrégation sociale, dont il entend redorer le blason à défaut de démentir les statistiques. Ali n’a pas son baccalauréat, faute d’avoir bouclé sa terminale littéraire. « Je me suis cherché
à cette époque, raconte-t-il. Je n’aimais pas l’école. » Les centres de loisirs et les associations l’aimantent ; il rêve, adolescent, de devenir animateur. Diplômes en poche, il trace sa route :
médiateur, coordonnateur de centre social, responsable de formation, agent de développement local, chef de service municipal.
« Au PS, on m’a dit de rester moi »
Sa sensibilité politique s’aiguise au contact des problématiques de terrain ; Ali s’implique,
s’engage. Sympathisant socialiste depuis ses 18 ans, il devient membre actif du PS après l’échec de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle, le 21 avril 2002. Secrétaire de section, il
croise la route de François Pupponi, député maire de Sarcelles, et de Dominique Lefebvre, maire de Cergy, qui l’introduisent auprès de Jean-Paul Huchon, l’été dernier, à La Rochelle. Un an après
les émeutes de Villiers-le-Bel. « Le frère de Moushin m’avait dit : “Si ce qui se passe peut te servir de tremplin, on n’aura pas tout perdu” », confie Ali, conforté dans son idée de représenter
« une autre voix », celle des banlieues défavorisées.
A 29 ans, il tape dans l’œil du président sortant d’Ile-de-France, soucieux de rajeunir son équipe,
et, fin novembre, il est investi tête de liste à l’unanimité. La moyenne d’âge de ses troupes est à son image : 39 ans. « L’état-major n’est pas venu me chercher en me disant : “Il faudrait que
tu sois notre caution black ou notre caution banlieue”, précise-t-il. Mais il n’aura échappé à personne que je suis noir et que ma candidature est celle de la diversité. Le fait que je vive à
Villiers-le-Bel est un atout supplémentaire. C’est symbolique : le PS envoie un signe fort à la banlieue. »
Jeune papa d’une petite de deux mois et demi, Ali Soumaré veut cultiver sa différence face à Axel
Poniatowski, député maire UMP de L’Isle-Adam. Pas de costume-cravate mais des jeans-baskets. Du porte-à-porte, des réunions de quartier et des distributions de tracts dans les passages
commerçants, plutôt que des commentaires et des photos sur Facebook ou Twitter. « Au PS, on m’a dit de ne pas adopter le look des apparatchiks mais de rester moi, explique Ali. Avenant et
décontracté. » L’antithèse du bling-bling. »
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