Conseil général du Val d'Oise

Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 16:01
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Le jeudi 25 mars dernier, notre majorité départementale a installé une nouvelle instance qui vise un meilleur partage d'informations entre les acteurs intervenant dans le champ de la protection de l'enfance.


L'Observatoire départemental de la protection de l'enfance contribue, d'une part, à mieux faire connaître la réalité de l'enfance en danger, tant à l'échelon départemental qu'à l'échelon national, d'autre part, à faire évoluer pour l’améliorer l'action publique menée par le Conseil général et ses partenaires pour protéger ces enfants.

Je suis très heureux que plusieurs associations participent à cet observatoire aux côtés des établissements publics et des représentants de l’État. Elles apporteront un regard extérieur sur les politiques que nous menons : une démarche essentielle afin d'évaluer l'efficacité des politiques publiques !

Au programme des premiers travaux de l'Observatoire, figure la réalisation d'un état des lieux en matière de protection de l’enfance. En effet, le recueil et l'expertise des données départementales relatives à l'enfance en danger constituent une étape préliminaire avant la formulation d'avis et de propositions.


Je voudrais rappeler ici que le Conseil général consacre près de 90 millions d’euros par an à cette mission essentielle, offrant notamment des modes d’accueil des enfants diversifiés et de qualité (structures d’hébergement, assistants familiaux) et proposant des actions de soutien à la parentalité (hébergement des mères en difficulté, assistance éducative, aides d’urgence).

Je déplore que l'État, bien que condamné par les tribunaux administratifs, a fait un autre choix : se désengager de la prise en charge des jeunes et de leurs familles et s'asseoir sur ses engagements, notamment en ce qui concerne la création du fonds national de financement de la protection de l’enfance, pourtant absolument nécessaire à la mise en place de dispositifs comme cet observatoire départemental. Pour ne pas mettre en péril la poursuite de son action, le Conseil général continuera d’exiger, y compris en justice, que l’État tienne ses engagements.

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Conseil général du Val d'Oise
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 10:09
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En tant que président du Comité Départemental d’Education pour la Santé du Val-d’Oise (CODES95),  j'ai été élu à l’unanimité secrétaire général de la toute nouvelle fédération régionale des CODES d’Ile de France qui a été constituée le 3 mars dernier. Les quatre comités départementaux d'éducation pour la santé (CODES) d'Ile-de-France ont en effet souhaité se regrouper au sein d'une fédération régionale, nouvel outil de renforcement de l'éducation pour la santé en Île-de-France, à disposition de l'ensemble des acteurs de la région.


Réunis en assemblée générale constitutive le mardi 2 mars à Paris, les délégués des quatre comités départementaux d'éducation pour la santé (CODES) d'Ile de France ont adopté les statuts et élu le bureau de la nouvelle fédération :
- Antoine Lazarus (président du CODES93) est le nouveau président de cette fédération ;
- Didier Hoeltgen (président du CODES91) est vice-président ;
- Hussein Mokhtari (président du CODES95) est secrétaire général ;
- Un représentant du CODES78 sera trésorier.  
 
Les statuts adoptés à l'unanimité indiquent que "la Fédération a vocation à porter puis à partager l'administration d'une instance régionale regroupant les opérateurs en éducation pour la santé en Ile-de-France".  Cette dynamique régionale -relancée après la disparition brutale du Comité régional d'Education pour la Santé d'Ile de France- devrait donc déboucher dans les semaines qui viennent sur la création d'une Instance régionale d'Education pour la Santé (IREPS) comme il en existe désormais dans de nombreuses régions.

Le Val d'Oise défendra la pertinence de l'échelon départemental afin de mieux prendre en compte les besoins spécifiques de nos territoires. Je  souhaite également continuer à décentraliser les permanences du CODES et investir certains projets régionaux, comme, par exemple, l'idée de développer des actions de prévention sur la plateforme aéroportuaire de Roissy.
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Conseil général du Val d'Oise
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 10:07
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Un nouveau nom et une nouvelle image depuis le 1er mars pour ce service indispensable qui dessert  Garges : Allobus se refait une image en se dénommant désormais Filéo et je me réjouis de cette initiative du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) , présidé par mon ami Jean-Paul Huchon. Le STIF a rebaptisé le service de bus pour les employés de Roissy-CDG, qui fonctionne 24h/24 et que l’on réserve par téléphone.

En prenant cette décision, l’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France a voulu marquer le coup et s’adapter à une évolution de la législation en matière de transports à la demande. Un appel d’offres a été lancé et finalement remporté par les Courriers d’Ile-de-France.

Qui dit nouveau nom, dit nouveautés. Désormais, les usagers peuvent joindre gratuitement le central de réservation (au moins 1h30 avant le départ) en composant le numéro «7 24 77» depuis l’un des postes fixes des entreprises de la plate-forme aéroportuaire. Le précédent numéro, le «0810 24 24 77» fonctionne toujours mais est facturé au prix d’un appel local.

Par ailleurs, le central ne compte plus huit mais dix conseillers à l’écoute des employés de Roissy-CDG. Et d’ici à la fin de l’année, ces derniers devraient pouvoir effectuer leurs réservations par SMS ou sur internet.

Enfin côté habillage, les bus ont été relookés avec une peinture de couleur jaune «pour être plus facilement visibles de nuit», selon le Stif. Le réseau Filéo sera assuré par soixante-dix conducteurs de bus et devrait bénéficier à une moyenne de 1.500 utilisateurs au quotidien. Bravo Filéo !

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Conseil général du Val d'Oise
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 10:04
journee20femme

A l'occasion de la Journée traditionnelle qui leur est consacrée e 8 mars, je voulais vous faire partager l'hommage particulier que j'ai souhaité rendre, en tant que président du Comité départemental d'éducation pour la santé (CODES95) à toutes ces femmes qui sont les relais essentiels de l'éducation pour la santé dans le Val d'Oise. Elles sont plus que majoritaires parmi les personnels de santé. Je veux aussi saluer les mères de familles, les femmes-relais dans les quartiers, les enseignantes, les militantes associatives ou politiques... et toutes celles qui s'impliquent dans la vie citoyenne en général. Elles méritent notre reconnaissance pour toutes ces victoires remportées en faveur de la contraception, de l'IVG,... mais aussi pour la part qu'elles prennent dans la lutte contre le SIDA ou pour l'éducation des plus jeunes.

A l’occasion de cette Journée de la femme 2010, j’ai souhaité mettre à l’honneur les femmes. Elles composent  d’abord l’essentiel de notre équipe du CODES95. Elles sont aussi nettement majoritaires parmi les personnels sociaux des mairies ou du Conseil général, mais aussi au sein de l’Education nationale. Je sais quelle est l’efficacité d’une expression féminine dans des groupes d’adolescents qui parlent de la sexualité ou auprès de groupes de femmes dans nos quartiers qui relaient ensuite nos messages de prévention auprès de leur entourage.

Je ne voudrais néanmoins pas oublier les hommes dans cette mission d’éducation qui ne peut pas reposer sur les seules femmes : nous aussi, nous avons un devoir de transmettre, d’éduquer, de prévenir. Nous devons aussi mieux respecter les femmes et éviter toute forme de discrimination fondée sur le sexe. Le CODES95 est au coeur de la lutte contre toute forme de discrimination, que ce soit en  diffusant les brochures et les affiches de l’INPES, en organisant des formations sur l’adolescence, en sensibilisant les jeunes à l’occasion de la Journée mondiale du SIDA ou en animant des ateliers avec eux sur les relations garcons-filles ou les moyens de contraception.

Comptez donc sur moi pour défendre la place de la femme dans l’éducation pour la santé mais aussi pour rappeler aux hommes le rôle essentiel qu’ils ont à jouer dans ce domaine.

Lire le dossier 'Femmes dans l'éducation pour la santé" publié sur www.codes95.org
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Conseil général du Val d'Oise
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 10:03
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Une bonne nouvelle en provenance de Roissy et à destination de tous ceux qui sont, comme moi, préoccupés par le bruit des avions la nuit.

D’avril à novembre 2010, sur l’aéroport de Roissy-CDG, une couvre feu partiel  de 0h30 à 5h30 va être testé.
L’Association de Protection de l’Environnement et de Limitation des Nuisances Aériennes (APELNA) accueille cette expérimentation avec beaucoup d’espoirs, comme vous l'imaginez et j'espère aussi que cela va améliorez la vie des gargeois et des bonneilleux.

Dans un communiqué, l’association se félicite de voir appliquées des mesures proposées il y a 3 ans par l’APELNA et reprises par Jacques Dermagne qui avait écrit un rapport sur le sujet. Parmi celles-ci, la descente continue, l’approche par vent arrière (prochainement testée) et le relèvement de l’ILS (Instrument Landing System). « Ces mesures combinées au retrait des avions de chapitre acoustique 3 la nuit, permettront à terme à des centaines de milliers de Valdoisiens et Franciliens de retrouver de meilleurs conditions de sommeil » estime l’APELNA.

L’APELNA annonce qu’elle suivra « avec vigilance » l’expérimentation et travaille, d’ores et déjà, sur de nouvelles propositions afin de réduire les nuisances du Bourget. Un dossier qui semble donc avancer. Vérifions ensemble dès avril si cela change quelque chose de nuit.
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Conseil général du Val d'Oise
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 10:01
ligue enseignement

Comme vous le savez, je suis très attentif à la préservation de la vie associative dans une période où le Gouvernement s'entête à réduire les subventions et les aides aux associations. Aussi, je relaie l'initiative de mes amis de la Ligue de l’enseignement du Val d’Oise qui organisent UN GRAND DEBAT PUBLIC autour des élections régionales et de la place et du rôle des associations dans le dialogue civil.


"La Ligue de l’enseignement s’investit depuis toujours dans le développement de la citoyenneté active.   La vie associative participe pleinement de l’affirmation de l’intérêt général pour lequel œuvrent ses milliers de dirigeants. Le rôle des Régions est primordial pour l’avenir des franciliens en général et de leurs associations en particulier.  C’est pourquoi la Ligue de l’enseignement du Val d’Oise a pris l’initiative d’organiser un grand débat public à l’occasion des élections régionales, autour de la place et du rôle des associations dans le développement des politiques publiques et dans l'exercice de la Démocratie."

Ce débat aura lieu le mardi 09 mars 2010
A 18h30
A l’Université de Cergy
Bâtiment Chêne 1
Salle de conférence - Rez-de-chaussée
33, Bd du Port - 95 000 Cergy


Responsables associatifs ou simples citoyens, je vous invite tous à y participer.
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Conseil général du Val d'Oise
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 15:28

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Dominique Strauss-Kahn a décidément le vent en poupe.
Selon un sondage Ipsos- Le Point de ce palmarès au mois de janvier, DSK est autant apprécié à gauche qu'à droite. Il recueille 68 % d'opinions favorables parmi les sympathisants du PS (+ 5 points par rapport à janvier) et 67 % du côté des sympathisants de l'UMP (- 1 point). Mon ami Dominique reste la personnalité préférée des français...

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Conseil général du Val d'Oise
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 15:26

soumaré

Voici le communiqué de Dominique Lefebvre, premier fédéral du Parti Scialiste du Val d'Oise, qui réagit aux attaques sournoises dont est victime depuis quelques jours Ali Soumaré, de la part de Francis Delattre en particuler et de l'UMP en général.

J'en profite ici pour lui réaffirmer mon entier soutien et mon entière confiance en sa capacité à mener la liste socialiste du Val d'Oise pour les régionales. La droite sait qu'elle a perdu, et faute de propositions, préfère mener une campagne digne du caniveau, qui ne profite qu'à l'extrême droite. Le parti socialiste ne se laissera pas démotiver par ces méthodes plus que douteuses.

"
Communiqué de Dominique Lefebvre,

1er Secrétaire de la Fédération du Val d'Oise du Parti socialiste

 

 

La cabale lancée par l’UMP par l’intermédiaire de MM. DELATTRE et MEURANT à l’encontre d’Ali SOUMARE, tête de liste socialiste pour les élections régionales dans le Val d’Oise a fait long feu.

Une plainte en diffamation sera déposée cette semaine à l’encontre des instigateurs de cette manipulation.

Dès à présent, Axel PONIATOWSKI et ses comparses DELATTRE et MEURANT qui doivent immédiatement cesser leurs attaques calomnieuses et la diffusion d’informations mensongères à l’encontre d’Ali SOUMARE, doivent s’expliquer sur au moins trois points :

 

1-    Quelles ont été leurs sources et des services et/ou des fonctionnaires de l’Etat ont-ils été complices de cette manipulation ?

 

2-    Pourquoi ont-ils sciemment imputé à Ali SOUMARE des faits auxquels il est totalement étranger et dans quel but ?

 

3-    Pourquoi cette candidature leur pose-t-elle autant de problèmes pour qu’ils aient déjà à trois reprises (une première fois en le comparant à un joueur de foot de l’équipe réserve du PSG, une deuxième fois en mettant en cause son parcours professionnel et maintenant une troisième fois en le qualifiant de « délinquant multirécidiviste confirmé ») cherché à discréditer sa candidature ?

Manifestement, pour l’UMP, lorsqu’on est jeune, noir et issu de la banlieue, on ne peut au choix qu’être réserviste dans une équipe de foot ou délinquant multirécidiviste. L’attitude de la droite valdoisienne est consternante tant sur ses méthodes qui n’ont rien à envier à celle de la droite la plus extrême que sur le fond.

Le Parti socialiste réaffirme son plein et entier soutien à Ali SOUMARE dans l’épreuve qu’il subit et l’assure de toute sa solidarité.

Dans les trois semaines de campagne qui nous séparent du 1er tour,  il est maintenant urgent de parler des questions que la droite semble vouloir à tout prix éviter : l’emploi, la formation, le logement, les transports, l’éducation qui sont au cœur des préoccupations quotidiennes des habitants du Val d’Oise."

 

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Conseil général du Val d'Oise
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 17:22

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1 200 personnes à l'Est du territoire sont concernées par cette maladie. Je suis donc très heureux de pouvoir annoncer le lancement officiel ce mardi 16 février par le Conseil général du Val d’Oise du projet de création d'une Maison pour l'Autonomie et l'Intégration des malades d'Alzheimer (MAIA).
Objectif : faciliter les démarches et la prise en charge des personnes atteintes d’Alzheimer.

 

Le Conseil général du Val d’Oise a décidé de s’unir avec les acteurs médico-sociaux pour créer en commun une Maison pour l'Autonomie et l'Intégration des malades d'Alzheimer qui agira sur tout l'Est du département. Grâce à ce nouveau dispositif, les acteurs medico-sociaux seront regroupés en un "guichet unique". Il offrira aux personnes atteintes d'Alzheimer une prise en charge adaptée à travers un rassemblement des dispositifs existants.

 

Pour cette première phase d'expérimentation, l'enjeu est d'informer les professionnels de la santé via un numéro d'appel. Ils disposeront ainsi d'une base d'informations commune et interactive.

 

Avec la signature de cette convention, nous allons mettre en place un dispositif innovant qui se déploiera dès le second semestre 2010.

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Conseil général du Val d'Oise
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 17:20

soumaré

"Je vous fais partager cette excellente tribune de mon ami Ali Soumaré, tête de liste valdoisienne pour les élections régionales.

 

« Mmes Pécresse et Yade, M. Poniatowski : choisissez votre Delattre ! »

 

« De manière incessante, je suis sommé de me prononcer sur la teneur, raciste ou non, des propos tenus à mon encontre par le Maire de Franconville, Francis Delattre, lors du meeting de lancement de la campagne de l’UMP dans le Val d’Oise, le 28 janvier dernier, en présence de MM. Bertrand et Poniatowski, et Mmes Pécresse et Yade.

 

Je m’y refuse, je ne suis pas juge. D’autant que le choix binaire proposé, diaboliser ou absoudre, conduirait à alimenter le vacarme qui masque un défi contemporain essentiel à relever : notre rapport à l’ «Autre », celui perçu comme différent pour son sexe, sa religion ou ses origines.

 

A celui-ci, interpellé par ce « buzz », quelle est la parole politique délivrée ? Mme Yade, pourtant censée la porter, s’enferme dans un silence assourdissant ; Frédéric Lefebvre détourne, sans vergogne, mes propos pour justifier l’injustifiable ; quant à Mme Pécresse, obnubilée par la voix de Jean-Paul Huchon, elle exige de l’entendre… sur le Languedoc Roussillon : belle révélation pour les Franciliens de ses priorités !

 

C’est la parole d’Axel Poniatowski qui fournit le message le plus emblématique : « le PS veut détourner l’attention sur ce sujet ». Il résume le gouffre qui sépare désormais nos familles politiques. D’un côté, l’UMP, dont les principaux responsables préfèrent – pour complaire à certains électeurs ? – cautionner des propos infamants ou adopter un mutisme auquel la pourfendeuse du dictateur libyen ne nous avait guère habitués. De l’autre, le PS, qui se rénove, à pas lent mais certain, en s’attelant résolument à traiter « ce sujet », au risque parfois de perdre !

 

Le « bon mot » et la controverse

 

M. Delattre a trouvé opportun de partager avec les militants présents l’association d’idées (sic) que lui évoquait la lecture de mon patronyme : un hypothétique joueur de l’équipe réserve du PSG. En homme politique et notable averti, il a (re)cherché le « bon mot », avec l’objectif de tout orateur : s’attirer la sympathie de son auditoire.

 

Sur le coup, il a réussi. L’indignation a éclaté avec la mise en ligne de la vidéo. Elle n’est pas feinte. Ceux qui, après coup, l’ont exprimée ne sont pas des « droits de l’hommistes ». Et nul procès en affabulation n’est plus permis à la vue de la réaction du rapporteur de la mission Outreau, l’avocat et député de la 1er circonscription du département Philippe Houillon. Son malaise contraste avec l’hilarité alentour.

 

Mais, au-delà des indéniables dons d’humoriste de M. Delattre, de sa méconnaissance assumée de ses adversaires politiques (le fait d’écorcher mon nom, pourtant régulièrement relayée par la presse  valdoisienne, traduit peut-être sa lassitude pour les questions locales ?), de faits antérieurs où il semble s’être déjà illustré ou de sa persévérance à la provocation stérile, le plus instructif est ailleurs : la spontanéité de l’association conduisant à l’amalgame avec le joueur de foot.

 

Lutter pour «l’égalité réelle »

 

Elle pose le problème des jugements de valeur et des a priori. Nous sommes tous concernés. Certes, les perceptions ont été radicalement modifiées : aujourd’hui, les acquis majeurs pour l’égalité sont là. Mais la lutte reste permanente pour tendre vers l’« égalité réelle ».

Ainsi, en est-il de l’égalité des femmes longtemps déniée. Nos compatriotes n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1944 près d’un siècle après les hommes. Il y a bientôt 35 ans, face à une Assemblée nationale masculine, Simone Veil a défendu le droit des femmes à disposer d’elles-mêmes avec la loi relative à l’IVG. Mais leur traitement demeure discriminatoire sur de nombreux points : leur salaire est inférieur de plus de 15 % à celui des hommes, elles sont moins de 20% à l’Assemblée nationale.

 

Evoquons la question religieuse. Le premier pas vers la laïcité remonte à l’Edit de Nantes, le plus décisif étant la loi de 1905 parachevant la séparation de l’Eglise et de l’Etat et assurant la liberté de conscience : la liberté pour chacun de pratiquer son culte est aujourd’hui totalement acquise. Mais les lieux pour le faire décemment, en pratique, ne le permettent pas forcément. Or en disposer, dans le respect de la laïcité et de la loi, participerait à ancrer une religion de France comme l’Islam en réduisant les douteux clichés et les enfermements.

 

Rappelons-nous enfin les thèses racialistes. Elles nous ont conduits à exploiter et à coloniser des peuples, l’honneur de la République étant sauvé par ceux, comme Clémenceau, qui, très tôt, dénoncèrent l’injustice fondée sur le droit des « races supérieures sur celles inférieures ». Si cette lecture a disparu, les clichés ont la vie dure pour celui qui incarne l’ « Autre ». Le portugais…maçon ; le plombier… polonais ; le juif… fortuné ; l’arabe… musulman « déferlant » qui, en nombre, « pose des problèmes »; l’asiatique…timide ; le noir… une figure de la « délinquance juvénile » ou un footballeur réserviste !

 

La grandeur des combats ordinaires

 

Différents des combats de nos prédécesseurs, ceux d’aujourd’hui n’en n’ont pas moins de superbe. Au quotidien, ils opposent les anonymes à toutes les formes de discriminations ordinaires. Elles nous concernent tous car elles sapent les fondements de notre unité nationale et de notre cohésion sociale qui reposent sur notre devise républicaine : liberté, égalité, fraternité.

 

Mesdames Pécresse et Yade, Monsieur Poniatowski votre majorité n’a pas le monopole des dérapages. Néanmoins, une partie active d’entre elle a la responsabilité morale et politique de leur banalisation et de leur inflation, faisant le nid du populisme. Les dérapages répétés de vos élus, vos silences ou, pire, vos justifications dessinent la voie expresse qui y mène.

 

L’éviter, en entendant les millions de Franciliens, est l’exigence minimale à laquelle tout(e) candidat(e) à la présidence de la région, la plus cosmopolite de France, doit se soumettre. C’est l’exigence à laquelle devrait aussi s’astreindre toute tête de liste. Chacun de nous se doit d’être vigilant et sans concession. Le « mieux vivre ensemble » ne saurait être qu’un slogan réservé à quelques uns. Alors au « bon mot » de M. Delattre de Franconville, appliquez-y, il est encore temps, ceux de son glorieux homonyme, compagnon de la libération et grand’croix de la légion d’honneur, le Maréchal de Lattre de Tassigny : «Ce n'est pas en améliorant une absurdité qu'on prouve une certaine intelligence: c'est en la supprimant ». "

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Conseil général du Val d'Oise
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