Ce soir, mercredi 18 avril 2007 à 20h
à Cergy
RER A arrêt Cergy-Saint-Christophe
A15 Direction Rouen, Sortie 11
avec
Bertrand Delanoë
et
Dominique Strauss-Kahn


Ensemble pour Garges
Blog de Hussein Mokhtari

Ségolène Royal s'est rendue une nouvelle fois en banlieue pour affirmer, mardi à Pantin (Seine-Saint-Denis), que l'Etat devait assurer les services publics "à égalité sur tout le territoire national", tout en déléguant des compétences aux territoires.
"Un Etat qui fait confiance aux territoires qui l'entourent, et qui en même temps reste fort pour assurer l'égalité entre les territoires et le maintien des services publics, est dans son rôle", a-t-elle déclaré lors d'une "rencontre populaire" dans la maison de quartier des Courtillières, devant 200 à 300 habitants.
La candidate socialiste s'est rendue plusieurs fois en banlieue depuis le début de sa campagne, notamment à Clichy-sous-Bois et dans la banlieue de Lyon, à Vaulx-en-Velin. Chaque fois, elle a reçu un accueil chaleureux.
A Pantin, une foule jeune se pressait pour l'apercevoir, en criant "Ségolène présidente" ou "il faut gagner !". "Ca dépend de vous !", répondait-elle. Les femmes essayaient de se faire photographier avec elle, les enfants jouaient des coudes pour l'approcher, en dépit du mur de caméras qui l'entourait. "Je la vois, Ségolène présidente !", lançait un garçon, juché sur une voiture.
Le maire PS de Pantin, Bertrand Kern, s'est plaint que le projet de rénovation des Courtillières, enclenché il y a sept ans, n'ait toujours pas abouti. "Il faut une réactivité plus grande de l'Etat", a-t-il souligné.
"La droite affaiblit les services publics, ici les gens attendent beaucoup de l'Etat", a renchéri Claude Bartolone, député fabiusien de la circonscription.
Marie-Clémentine, présidente d'une association de femmes, s'est plainte que les subventions mettent un an à arriver. Thérèse lui a demandé si elle allait rétablir la police de proximité, avec qui "les habitants étaient en bonne intelligence". La présidente d'une association des parents élèves a regretté des fermetures de classes et le président d'une régie de quartier a souligné le manque d'aide de l'Etat aux structures associatives.
"Je veux un Etat qui assure la présence du service public à égalité sur tout le territoire national, en milieu urbain comme en milieu rural, et qui assure aussi le service public en direction de toutes les catégories de la population", a déclaré Ségolène Royal.
Elle a assuré aux habitants que, si elle est élue, la police de proximité serait rétablie et les moyens rendus à l'école "dès la prochaine rentrée". Elle a affirmé aussi qu'elle allait "décentraliser l'Etat", notamment en ce qui concerne la politique de la ville, pour que "ça aille plus vite".
"Les maires, les associations, les citoyens en conseils de quartiers, savent mieux que quiconque et certainement mieux qu'un chef de bureau du ministère de la Ville ce qui est important pour eux", a-t-elle estimé, annonçant "un vaste mouvement de rapprochement des décisions des territoires, ce qui ne veut pas dire un Etat plus faible".

Ségolène Royal propose une nouvelle donne aux jeunes.
Elle a formulé 100 propositions. Ce pacte présidentiel fait
de la jeunesse une priorité.
- Une allocation autonomie pour sortir les jeunes de la
dépendance et de la précarité.
- Un droit au premier emploi pour tous les jeunes qui au
bout de 6 mois sur le marché du travail sont encore au chômage.
- Un cautionnement public pour aider à l’accès au logement
et un plan de construction de logements pour les
étudiants et pour les jeunes travailleurs.
- Une carte santé jeune pour permettre aux jeunes de
consulter gratuitement des généralistes et des spécialistes.
- Des sanctions financières pour les entreprises qui
abusent des stages et des emplois précaires.
- Le droit à la contraception gratuite pour toutes les
jeunes filles de moins de 25 ans.
- Un prêt de 10 000 euros pour que chaque jeune puisse
lancer son premier projet de vie.
- Un investissement massif dans l’éducation et des dispositifs
de suivi individualisés pour lutter contre le
décrochage scolaire.
Pour faire gagner la gauche, dès le premier tour, le 22 avril, je vote et je fais voter Ségolène Royal
L’école est le lieu de tous les apprentissages. Des autres, de soi, d’un métier. L’école ne corrige pas toutes les inégalités liées à la naissance, mais elle ouvre des horizons,donne une chance à chacun. Parce que l’école est le lieu de tous les rêves et de toutes les ambitions, elle est aussi devenue celui des déceptions : l’égalité des chances est encore à réaliser. La carte scolaire n’a pas toujours permis la mixité sociale. Les enseignants doivent toujours faire plus avec toujours moins, les diplômes ne garantissent pas l’ascension sociale. La violence a franchi les portes des établissements…
À tous ces problèmes, le Pacte présidentiel apporte des réponses que Ségolène Royal a déclinées à Dunkerque et que nous reprenons dans ce numéro.
Notre candidate a choisi d’en faire le premier de ses discours de campagne pour marquer cette priorité, car «tout se tient». Pas de nation dynamique qui ne mise d’abord sur sa jeunesse. Pas de société compétitive sans salariés formés.Pas de recherche innovante sans vivier d’étudiants. Pas de sécurité professionnelle sans formation tout au long de la vie. Pas de cohésion sociale sans égalité des chances sur tout le territoire. Pas de vie démocratique sans citoyens éduqués…
C’est pour cela que l’école n’est pas un projet comme les autres. Elle est au coeur de tous les enjeux de notre société. La droite n’en perçoit qu’une partie. Pour Bayrou, Sarkozy, Villiers, elle est essentiellement un centre de formation professionnelle qui doit s’adapter aux exigences du marché, selon les règles du marché. Que les meilleurs gagnent, malheur aux vaincus. C’est pour cela qu’à droite, la défense du service public de l’éducation est optionnelle et la marchandisation possible.
Chacun l’aura compris, le débat sur l’éducation oppose plus que deux conceptions de l’enseignement : ce sont deux philosophies, deux conceptions de la société.
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