Lundi 10 juillet 2006 1 10 /07 /2006 16:28

Dans tout génie, il y a un peu de folie...

bon vent l'artiste!
















Et pour rester dans l'actualité sportive, voici la motion déposée vendredi en séance avec mon collègue Philippe Demaret demandant une suspension de l'engagement financier du Conseil général dans les travaux du stade Michel Hidalgo.

Elle sera débattue en septembre.



"Depuis mai 2005, notre collectivité est engagée dans un projet de stade départemental dont l'objectif est de permettre au club de Football de l'Entente Sannois-Saint Gratien de disposer d'une enceinte sportive pouvant lui permettre de jouer en Ligue 2.

Cette construction va coûter au minimum 6.6 millions d'euros auxquels il faudra rajouter des frais supplémentaires notamment liés à la construction d'un parking près de l'enceinte sportive.

Ce projet a toujours été présenté en séance comme l'alliance d'un besoin d'équipement pour le département et de la réussite sportive de l'Entente Sannois-Saint Gratien, en notant toutefois que le calendrier sportif a toujours dicté le calendrier politique et l'adoption des délibérations au Conseil général.

Depuis deux saisons, la réussite sportive de l'ESSG n'est plus au rendez-vous et pour la saison 2006/2007, le club rencontre des problèmes pour finaliser son budget ce qui remet actuellement en cause son maintien en National. Ces soucis financiers ont des répercussions sur le domaine sportif puisqu'une grande partie de l'encadrement et des joueurs ont quitté le club.

Aujourd'hui, l'équipe professionnelle apparaît comme laissée à l'abandon par des actionnaires principaux qui ont montré ces derniers mois que l'ESSG était surtout pour eux un tremplin vers de plus importantes responsabilités dans le milieu du football.
Alors que le projet sportif est flou, on peut légitimement craindre les conséquences d'une relégation administrative en Championnat de France Amateur.


Devant toutes ces incertitudes, il ne paraît pas raisonnable de poursuivre les yeux fermés l'engagement financier du Conseil général.


Le Conseil général décide de suspendre les financements engagés dans les travaux du stade Michel Hidalgo dans l'attente d'éclaircissements quant à la situation financière et sportive de l'Entente Sannois-Saint-Gratien."

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Conseil général du Val d'Oise
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Samedi 8 juillet 2006 6 08 /07 /2006 18:57
Comme il s'y était engagé, le groupe socialiste a interpellé vendredi 7 juillet en séance du Conseil général le préfet du Val d'Oise au sujet des enfants sans papiers.

Voici le texte de l'intervention de Raymonde le Texier, conseillère générale de Villiers le Bel, au nom des élus socialistes et un résumé des réponses apportées par le Préfet.


Intervention de Raymonde le Texier dans le cadre de l'audition du Préfet du Val d'Oise par les Conseillers généraux


Monsieur le Préfet,

C’est au nom de tout le groupe socialiste du conseil général, mais plus largement de tous les élus socialistes que je souhaite vous interroger sur un sujet qui nous tient particulièrement à cœur : les expulsions des ressortissants étrangers en situation irrégulière et leurs enfants scolarisés.

En France, pays des droits de l’Homme, les images d’une police, arrachant des enfants de leur salle de classe pour les envoyer en centre de rétention, ont rappelé des épisodes sinistres au plus âgés d’entre nous. Mais elles ont aussi réveillé la solidarité et alerté les consciences. Des milliers d’hommes et de femmes se sont mobilisés et organisés pour protéger ces enfants. Ce qui effraie ces hommes et femmes ce n’est pas l’idée de voir régulariser quelques milliers de familles mais l’idée de voir renvoyer des milliers d’enfants vers la misère ou la mort au nom de notre confort personnel ou – pire – pour rassurer un certain électorat.

Rappelons que chaque jour dans le monde, 40 000 enfants meurent de faim ou de maladies bénignes que chez eux l’on ne peut pas soigner.

Avec deux lois en moins de deux ans sur l’accueil et le séjour des étrangers en France, la situation des immigrés devient de plus en plus difficile et précaire. Espérons que cette circulaire, qui se voudrait « humaine et généreuse », serve à sortir nombre de familles de situations tragiques. Le risque de déstabiliser le pays n’est pas très grand : la loi qui durcit les conditions de vie des étrangers sur notre territoire crée une situation juridique pérenne. Cette circulaire n’est pas un objet qui crée des situations juridiques opposables, elle est de plus ponctuelle et limitée dans le temps.

Du 3 juillet au 15 août, les préfectures doivent donc examiner, au cas par cas, les demandes de régularisation de ces familles. Nous tous ici avons des contacts avec les responsables du Réseau Educateurs Sans Frontières, avec les chefs d’établissement dont certains élèves sont menacés d’expulsion, avec les familles concernées, leurs voisins, leurs amis.

Nous avons pu constater que cette circulaire vous laissait, Monsieur le Préfet, une véritable marge d’interprétation. Les critères posés par la directive peuvent être objectifs ou complètement flous. Vous avez les moyens de rendre l’espoir à de nombreuses familles, d’ajouter un chapitre heureux dans des histoires souvent douloureuses, de redonner un avenir, à ceux qui redoutent le lendemain.
Voilà pourquoi nous souhaitons vous interroger concrètement sur sa portée, comme la façon dont vous allez l’appliquer.

Pourriez-vous ainsi nous informer sur le nombre de personnes potentiellement concernées par cette circulaire dans le Val d’Oise ?
Avez-vous un numerus clausus de personnes régularisables ?
Le dispositif fonctionne depuis une semaine, avez-vous une évaluation du pourcentage de familles acceptant l’aide au retour de prime abord ?
Avez-vous une idée du nombre de dossiers remis par jour ?
Vu le nombre de dossiers déjà déposés et encore attendus, pensez-vous être en mesure de tenir les délais de réponse prévus par le ministre (dans le délai d’un mois après réception de la demande et avant la rentrée de septembre) ?
Interprétez-vous les critères contenus dans cette circulaire comme indicatifs, cumulatifs ou séparatifs ?
Quel sens concret donnez-vous à l’exigence de suivi éducatif, de sérieux des études ?
Comment évaluez-vous la contribution des parents à l’entretien des enfants ?
Que faites-vous du cas des enfants qui sont arrivés en France après 13 ans s’ils répondent à un ou plusieurs autres critères de la liste ?
Comment se passe la saisine du médiateur ? Lui envoyez-vous tous les dossiers refusés ? Si non, comment sont choisis ceux qui lui sont adressés ?
Enfin nous souhaiterions un réfèrent à votre cabinet afin que nous puissions être informés sur le traitement des dossiers individuels.


Les réponses du Préfet :

- Au sujet de l'aide au retour, il indique que 26 procédures sont intervenues avant la circulaire du 14 juin 2006 dans notre département qui est pilote dans le domaine mais aucune depuis.
- Il précise qu'il n'y a pas pour le département du Val d'Oise de numerus clausus concernant le nombre de dossiers à régulariser.
- Concernant les critères, il indique qu'un examen individuel des dossiers sera mené par les services et les Préfets eux-mêmes.
- Il rappelle qu'en cas de rejet des demandes il convient de saisir le médiateur national nommé par N.Sarkozy.

En conclusion, le Préfet s'inscrit dans une analyse scrupuleuse dossier par dossier et ne souhaite pas à être perçu comme plus sévère ou laxiste dans la prise en considération de ces demandes pour ne pas afficher une situation particulière de notre département.

Nous attendons très prochainement la désignation d'un référent en Préfecture et resteront attentifs tout l'été et à la rentrée sur le sort de ces élèves et de leurs familles.
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Conseil général du Val d'Oise
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Mardi 4 juillet 2006 2 04 /07 /2006 11:28


























>> Je soutiens le Réseau Education sans frontières  www.educationsansfrontieres.org

>> un numéro d'urgence est mis en place : 08.20.20.70.70

>>  Le groupe socialiste au Conseil général interrogera le Préfet vendredi en séance publique sur ce sujet [lire le communiqué du groupe], nous attendons des réponses claires!
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Garges-lès-Gonesse
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Samedi 1 juillet 2006 6 01 /07 /2006 11:59
DSK vous donne rendez-vous pour le premier meet-up politique français le 3 juillet à 19h00 au théâtre Dejazet.

Il répondra à vos questions sur tous les sujets que vous souhaiterez aborder.


Par Hussein Mokhtari - Publié dans : En France
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Lundi 26 juin 2006 1 26 /06 /2006 18:16

Rendez-vous pour le "débat de l’alternative" en présence de DSK le 28 juin à partir de 19h à Paris au Gymnase Japy (2, rue Japy, 75011, M° Voltaire) à partir de 19h.
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : En France
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Lundi 26 juin 2006 1 26 /06 /2006 18:12
Directrice de recherche au CNRS, Agnès Van Zanten a longtemps étudié les rapports de la société à l’école. Intervenante lors du colloque du comité d’évaluation et de suivi de l’agence nationale pour la rénovation urbaine du 22 juin au Sénat, elle a insisté sur les nouveaux besoins du pays en matière d’éducation. Pour cette sociologue, la ségrégation scolaire est devenue en France une réalité.

Pour contrer ce phénomène, il n’y a pas d’outil miracles mais bien une nécessité d’étudier l’école, au cas par cas, en rapport avec sa place dans la cité.

Entretien.


La relation entre école et urbanisation est-elle un nouveau point de départ pou repenser l’école?
Pendant très longtemps, deux mondes sont restés très distincts, le monde de la ville et le monde de l’école. En ce sens, ce colloque est emblématique puisque aujourd’hui on ne peut pas concevoir séparément des problèmes urbains et des problèmes scolaires.


Pensez-vous que la France connaisse aujourd’hui une ségrégation scolaire ?

Il y a des phénomènes d’aggravation dans l’environnement scolaire. D’un côté l’angoisse des familles, liées à des logiques de peur qui conduisent à renforcer la concentration des population et surtout les effets pervers de cette concentration. Lorsqu’on vient d’un milieu difficile on aura probablement une scolarité difficile à titre purement individuel. Mais quand on est mis avec d’autres qui ont des problèmes, il est clair que les problèmes se renforcent. Si l’école ne peut pas tout faire, elle peut au moins ne pas aggraver les inégalités.

En renforçant par les concentrations spatiales dans les classes et les établissements, l’école se trouve face à des inégalités de départ contre lesquelles elle ne peut pas toujours lutter. L’opinion publique a été sensibilisée au fait que ces concentrations sont à la base de ces mouvements de révolte, des violences qui sont très fortes. Notre société crée une sorte d’identité des jeunes des banlieues qui revendiquent une identité négative, vécue négativement, liée à cette ségrégation territoriale reliée à l’école. C’est en effet souvent à l’école que les jeunes découvrent les injustices sociales.


La carte scolaire mise en place pour éviter les discriminations scolaires, du moins pour que celles-ci soient moins perceptibles à l’école, a t-elle des effets pervers ?

La carte scolaire n’a pas été faite seulement pour cela. La carte scolaire était au départ surtout un instrument de rationalisation de l’offre et la demande d’éducation sur le territoire. Elle fut mise en place en 1963, au moment où on commençait la création de ce qui est devenu « le collège unique ». A partir du moment où on a commencé à les implanter partout, on a rationaliser les flux d’élèves. Pour beaucoup d’acteurs éducatifs, la carte reste un outil de rationalisation et pas une question de justice et d’égalité.

Une réponse contextualisée et pragmatique est dépendante de ces cartes scolaires. Il y a des territoires dont le niveau de ségrégation est tel, que l’échec scolaire est inévitable. Ce qui s’est dégagé de nos études est qu’il faut une mixité des niveaux dans une classe pour que celle-ci progresse. Quand les bons élèves sont regroupés entre eux ils progressent qu’un tout petit peu plus que dans des classes hétérogènes. En termes de politique publique, l’Etat a tout intérêt à mettre en place des classes hétérogènes. Il est cependant nécessaire de mieux communiquer sur ces points. Les pouvoirs publics doivent alors sensibiliser les parents d’élèves mais aussi les professeurs.


Qui est le mieux placé pour prendre ces décisions « contextualisées et pragmatiques » ?

Il y a toujours une concurrence de légitimité entre les différents acteurs. Qui est le plus légitime pour appliquer des politiques locales ? D’après mes recherches, ce qui me semble le plus convaincant serait de mieux clarifier la compétence des différents acteurs au sein de la décentralisation. Alors, le pouvoir décisionnel sera enfin véritablement réparti. On peut imaginer que le maire, conseillé par un collège décisionnel, avec des inspecteurs de l’Education nationale, pourrait être en mesure, au cas par cas, de répondre à ces questions.

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Lu, vu, entendu...
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Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /2006 14:57


Je souhaite un autre monde que celui que nous laisse la droite et que nous prépare Nicolas Sarkozy.
L'élection présidentielle sera le moment décisif de ce combat. Une élection dont l'enjeu est historique pour notre modèle, pour nos valeurs, pour le renouveau de la France et pour relancer l'Europe.

Seul un socialisme moderne, audacieusement réformiste, authentiquement populaire, chaleureusement républicain et fortement réaliste, peut donner à la France le nouveau souffle auquel elle aspire.

Il ne suffira pas simplement de gagner, nous devrons durer au-delà de la victoire, ou d'une législature.

Pour cela, il faut une vision des enjeux, une compétence pour les surmonter, une créativité pour offrir un nouveau chemin.

Et pour moi c'est Dominique Strauss-Kahn !

Voilà pourquoi je vous appelle à aider DSK dans son combat contre tous les renoncements, pour une voie socialiste dans la mondialisation.


Pour rejoindre le comité de soutien à la candidature de DSK il vous suffit d'envoyer un mail avec la mention « je signe l'appel » à contact@socialismeetdemocratie95.net

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Garges-lès-Gonesse
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Mardi 20 juin 2006 2 20 /06 /2006 18:37
En cette journée mondiale du Réfugié il convient de réaffirmer la nécessité de voir respecter les principes formulés par la convention de Genève relative au statut des réfugiés.

La baisse constatée en France et en Europe du nombre de demandeurs d’asile n’est pas la résultante d’une réduction des conflits et des violations des droits de l’Homme à travers le monde, mais d’une fermeture accrue de nos frontières. Les personnes forcées de quitter leur pays trouvent ici porte close.

En effet, la prise en charge des réfugiés dans le monde repose de plus en plus sur les pays en développement. L’Afrique supporte 33% de la population réfugiée, l’Asie 37%, alors que l’Europe n’offre sa protection qu’à 22% des réfugiés, et l’Amérique du Nord à 6%. Les pays européens doivent exprimer leur devoir de solidarité envers les pays qui accueillent le plus de réfugiés. En ce sens, la France doit augmenter sa participation au budget du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés).


Je tiens à signaler et à soutenir l'opération lancée par le HCR "ninemillion" :


"
Campagne mondiale à l'occasion de la Journée mondiale du réfugié: ninemillion.org.

Dans le monde, neuf millions d'enfants réfugiés rêvent d'une vie meilleure. Cette campagne vise à aider ces enfants à faire de leurs rêves une réalité en améliorant leur quotidien dans les camps de réfugiés à travers l'éducation et le sport. Le fait d'apprendre et de jouer rend les enfants plus forts. Et des enfants plus forts construisent des communautés plus fortes.

L'éducation, le jeu et le sport dans les camps de réfugiés permettent aux enfants de mener des activités positives qui leur donnent espoir et d'acquérir des outils qui leur sont utiles dans l'existence. Ils peuvent ensuite y recourir pour reconstruire leurs vies et retrouver une certaine normalité et une structure dans leur vie de tous les jours. Les filles et les garçons réfugiés ont chacun des besoins différents. Les filles, en particulier, occupent un rôle essentiel au sein de leurs communautés. Et pourtant elles sont confrontées aux obstacles les plus difficiles. Pleines de potentiel, elles ont besoin qu'on leur donne une chance de grandir, de rêver, de se réaliser et d'aider à changer l'avenir.

Les objectifs de la campagne sont de :

  • Sensibiliser l'opinion publique sur les enfants et les jeunes réfugiés
  • Collecter des fonds pour des programmes sportifs et éducatifs bénéficiant aux enfants et aux jeunes réfugiés

Aidez-nous à faire connaître ninemillion.org et à donner aux neuf millions d'enfants réfugiés du monde force et dignité. Dites à quelqu'un de votre entourage comment il/elle peut aider à transformer la vie des enfants et des jeunes réfugiés aujourd'hui."



Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Dans le Monde
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Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /2006 09:59
Le Parisien Val d'Oise a consacré hier un article à l'ouverture de l'enquête publique concernant les projets dans le quartier de la Muette. Je vous invite à vous exprimer fortement sur ce sujet, si vous avez des questions sur les modalités de participation n'hésitez pas à m'envoyer un mail : hussein.mokhtari@valdoise.fr

Cette semaine je vais défendre devant les autres conseillers généraux ma proposition de motion qui vise à une prise de position du département pour la sauvegarde de la copropriété de la Muette [lire la motion]

cliquer pour agrandir


Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Garges-lès-Gonesse
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Dimanche 11 juin 2006 7 11 /06 /2006 13:39
Paulette Guinchard, responsable nationale du PS aux politiques sociales, proposait, le 6 juin, à l’Assemblée nationale, une rencontre avec les professionnels, les usagers et les responsables politiques du secteur social. Sur le thème « formation et travail social », les socialistes ont voulu prolonger le dialogue avec certains organisateurs du collectif « 7, 8, 9, vers les états généraux du social ». Paulette Guinchard estime qu’il est essentiel d’établir des rencontres régulières pour réfléchir, notamment, aux liens entre élus politiques locaux et travailleurs sociaux, aujourd’hui assez conflictuel en raison de la décentralisation d’une grande partie de l’action sociale, en France.

Quelles sont les difficultés rencontrées par les travailleurs sociaux en France ?
Ils sont confrontés à des évolutions profondes. On peut penser, en particulier, à la problématique des travailleurs pauvres. C’est une première chose en termes de problèmes de société.
Par ailleurs, ils sont aussi confrontés à des évolutions très lourdes dans leur travail. La décentralisation les a amenés à travailler de manière tout à fait différente, en particulier à cause de la décentralisation en direction des conseils généraux. On a donc à construire tous ensemble une nouvelle façon de travailler avec des élus et des travailleurs sociaux.
Ils sont enfin confrontés à des questions de violence dues à l’organisation. En effet, on a individualisé l’accompagnement, car les situations de difficulté ne sont jamais les mêmes. Mais, ainsi, on rend les gens fragiles seuls responsables de leurs difficultés, on les culpabilise. Les travailleurs sociaux disent très souvent qu’ils ont en face d’eux des gens qui ne sont pas forcément là pour faire un travail d’ensemble, mais uniquement pour essayer d’avoir accès à des dispositifs. Cependant, l’Etat a créé des dispositifs très encadrés, très contrôlés pour chacune des situations : mères seules, personnes avec un très faible revenu,…On a à gérer un certain nombre de dispositifs séparés, mais qui, en fin de compte, mériteraient un travail d’une plus grande souplesse. Il faut donc retravailler, avec les organisations professionnelles de travailleurs sociaux, les questions de l’organisation du travail social et de l’action sociale. Il faut mener un travail de fond avec les travailleurs sociaux à mettre à l’intérieur du projet socialiste pour 2007. Cela passe par la formation, l’évolution de leurs conditions de travail dans le cadre de la décentralisation, et les dispositifs de recherche au niveau national.

Comment faire évoluer la formation des travailleurs sociaux ?
L’une des questions les plus importantes auxquelles sont confrontés les travailleurs sociaux, c’est la question du doute, comme pour beaucoup de professions qui travaillent dans l’humain. Du coup, les réponses ne sont pas forcément des réponses uniques. Les réponses doivent être à la fois individuelles et inter-disciplinaires. Nos formations doivent pouvoir prendre en compte ces deux méthodes de travail. Enfin, il nous faut réfléchir à la place de la personne accueillie : comment faire le cheminement avec la personne ?

Vous avez évoqué, lors des états généraux du projet socialiste, à Rennes, la solution des états généraux du travail social. En quoi cela consisterait ?
Il s’agit justement d’accompagner ce travail de fond nécessaire au niveau national et local. Il faut relancer la dynamique de la réflexion. Il n’y a pas uniquement la solution de la sécurité, il n’y a pas uniquement la question de la justice, on sait maintenant que là on l’on manque de travailleurs sociaux, la violence se développe de façon plus importante. Il faut donc que les travailleurs sociaux se sentent à nouveau très fortement entendus. Elus et travailleurs sociaux doivent élaborer des travaux en commun. Il ne faut pas les opposer.
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : En France
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Qui suis je ?

Conseiller général
de Garges-lès-Gonesse /Bonneuil-en-France

Vice-président
du Conseil général du Val d'Oise


né le 14/09/62
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Pour me contacter
au Conseil général du Val d'Oise :

> Permanence chaque samedi de 10 h à 12 h:
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> par mail : hussein.mokhtari@valdoise.fr
> par téléphone : 01.34.25.32.23
> par courrier à l'adresse suivante:

   Hussein Mokhtari
   Conseil général 95
   2 avenue du Parc
   95032 Cergy-Pontoise cedex

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