
Ensemble pour Garges
Blog de Hussein Mokhtari
L’école est le lieu de tous les apprentissages. Des autres, de soi, d’un métier. L’école ne corrige pas toutes les inégalités liées à la naissance, mais elle ouvre des horizons,donne une chance à chacun. Parce que l’école est le lieu de tous les rêves et de toutes les ambitions, elle est aussi devenue celui des déceptions : l’égalité des chances est encore à réaliser. La carte scolaire n’a pas toujours permis la mixité sociale. Les enseignants doivent toujours faire plus avec toujours moins, les diplômes ne garantissent pas l’ascension sociale. La violence a franchi les portes des établissements…
À tous ces problèmes, le Pacte présidentiel apporte des réponses que Ségolène Royal a déclinées à Dunkerque et que nous reprenons dans ce numéro.
Notre candidate a choisi d’en faire le premier de ses discours de campagne pour marquer cette priorité, car «tout se tient». Pas de nation dynamique qui ne mise d’abord sur sa jeunesse. Pas de société compétitive sans salariés formés.Pas de recherche innovante sans vivier d’étudiants. Pas de sécurité professionnelle sans formation tout au long de la vie. Pas de cohésion sociale sans égalité des chances sur tout le territoire. Pas de vie démocratique sans citoyens éduqués…
C’est pour cela que l’école n’est pas un projet comme les autres. Elle est au coeur de tous les enjeux de notre société. La droite n’en perçoit qu’une partie. Pour Bayrou, Sarkozy, Villiers, elle est essentiellement un centre de formation professionnelle qui doit s’adapter aux exigences du marché, selon les règles du marché. Que les meilleurs gagnent, malheur aux vaincus. C’est pour cela qu’à droite, la défense du service public de l’éducation est optionnelle et la marchandisation possible.
Chacun l’aura compris, le débat sur l’éducation oppose plus que deux conceptions de l’enseignement : ce sont deux philosophies, deux conceptions de la société.
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DSK invite tous ceux qui souhaitent apporter leur soutien à sa candidature à se réunir le mercredi 4 octobre 2006 à 19h à Alfortville. Le meeting de soutien se tiendra au gymnase Léo Lagrange d’Alfortville.
Plan d’accès voiture :
Mais cette égalité théorique ne se retrouve pas entièrement dans la pratique. L’offre scolaire est inégalitaire dans les faits :
La carte scolaire renforce la ségrégation territoriale.
Les classes de niveau accentuent les écarts entre les élèves.
Les filières scolaires réintroduisent les barrières sociales. L’exemple le plus flagrant concerne la filière professionnelle : les titulaires du « bac pro » sont exclus de l’enseignement supérieur professionnel (BTS, IUT, licences professionnelles, écoles d’ingénieurs), les étudiants issus des filières généralistes leur étant systématiquement préférés.
Les filières universitaires concentrent les moyens sur les élèves les plus favorisés. C’est le cas des classes préparatoires : on y trouve des enseignants disponibles, des petits effectifs, des exercices supplémentaires. Les grandes écoles concentrent quatre fois plus de moyens par élève que les universités.
La durée des études est très inégalitaire. La durée moyenne de scolarisation en France est de 19 années. Mais un jeune issu d’un milieu aisé qui termine médecin, ingénieur ou lauréat d’une grande école, bénéficie de 23 à 25 années de formation gratuite. Le jeune de banlieue sorti sans qualification à seize ans n’aura bénéficié que de 13 années. L’enseignement supérieur est une incroyable machine à redistribuer à l’envers.
En d’autres termes, l’école, dans les faits, ne tient pas sa promesse d’égalité, et laisse au bord du chemin les élèves les moins favorisés, trop tôt abandonnés à leur sort sans bagage éducatif, intellectuel ou culturel consistant.
Même si l’école parvenait dans les faits à respecter son principe d’égalité en droit, ce serait insuffisant. Donner la même chose à chacun ne permet pas de corriger les inégalités de départ. Il faut changer de paradigme scolaire : passer de l’égalité formelle à l’égalité réelle. Avec un principe : « donner plus à ceux qui ont moins », concentrer les moyens pédagogiques sur les élèves qui en ont le plus besoin.
Assurer l’égalité des chances est une tâche immense. L’école ne saurait la mener seule mais elle en est la matrice essentielle. C’est pourquoi l’Education nationale doit redevenir la première priorité budgétaire de la nation.
Créer un poste d’« instituteur volant » en CP. Non affecté à une classe, il serait chargé de donner du temps pédagogique supplémentaire aux enfants en difficulté.
Un plan périscolaire pour tous.
Renforcer les zones d’éducation prioritaire (ZEP). Les ZEP reposent sur une logique simple : donner plus aux quartiers défavorisés. C’est une bonne approche, car les inégalités se concentrent de manière territoriale. Leurs résultats sont pourtant décevants, du fait de handicaps qu’il faut corriger :
1. Renforcer massivement les moyens financiers alloués aux ZEP. Les moyens sont aujourd’hui saupoudrés : à peine 7% de moyens en plus pour un élève en ZEP ;
2. Adapter l’enseignement des ZEP aux besoins pédagogiques des élèves ;
3. Créer le statut d’« élève à besoin éducatif prioritaire » (BEP), afin de casser l’effet ghetto des ZEP. Les moyens affectés seraient calculés pour les établissements au prorata du nombre d’élèves prioritaires accueillis, quel que soit le statut et la localisation de l’établissement concerné.
4. Donner des affectations « coupe-file » aux élèves prioritaires, sur le modèle de la « filière ZEP » de Sciences Po.
Créer des « filières professionnelles longues ». L’idée est de réserver pour les bacheliers professionnels au moins la moitié des places dans les formations supérieures technologiques et professionnelles. Le principe doit être clair : tout élève qui débute en CAP ou en BEP et qui passe son bac professionnel doit pouvoir aller jusqu’au diplôme d’ingénieur.
Démocratiser l’enseignement supérieur, avec comme objectif 60% d’une classe d’âge à « Bac+3 ». Nous avons démocratisé le baccalauréat, il faut maintenant démocratiser l’enseignement supérieur. C’est une nécessite de justice sociale. C’est aussi une nécessité économique, dans le monde de la connaissance que est désormais le notre.
Garantir à tous un même capital de formation initiale gratuite de 20 ans. Les élèves sortis tôt du système scolaire pourront y retourner à tout moment, y compris en alternance.
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Sète | 6 | |||||
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Louhans-cuiseaux | 6 | |||||
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Martigues | 5 | |||||
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Vannes | 3 | |||||
20. ![]() |
Entente SSG | 2 |
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