Je souhaite apporter mon point de vue sur quelques dossiers de rentrée.
Je pense que les chiffres ne reflètent pas la réalité vécue par nos concitoyens et notamment par les plus fragiles qui sont nombreux dans l'est du Val d'Oise.
En effet, la baisse administrative du chômage s’explique d’abord par l’arrivée des « baby-boomers » à la retraite. Il fallait créer 200.000 emplois par an lorsque la gauche était au pouvoir pour commencer à faire baisser le chômage, alors qu’il en faut aujourd’hui moins de 50.000. Le très haut niveau des radiations administratives et le retour à certaines formes de traitement social du chômage expliquent principalement le reste de cette baisse.
Les Français ne sont pas dupes, et savent pertinemment que la baisse optique du chômage ne correspond pas à un mouvement de création d’emplois : en un an, la France n’a créé que 100.000 emplois dans le secteur privé, alors que le chômage a baissé de 260.000. En quatre ans, le nombre de Rmistes, qui ne sont pas comptabilisés comme demandeurs d’emploi, a augmenté de 20 %. Voilà la réalité du bilan de la droite ! Avec la droite, un chômeur de moins c'est souvent une Rmiste de plus, à la charge du Conseil général! (avec quel effet sur les finances du département?)
La croissance reste fragile et est d’abord dopée par la hausse des revenus et des patrimoines. La baisse de la croissance américaine et européenne, la hausse des taux d’intérêt et l’envolée des prix du pétrole hypothèquent largement la pérennité de la reprise française.
Mais cette reprise est surtout très injustement répartie compte tenu de la politique profondément inégalitaire conduite par la droite. La hausse annoncée de la prime pour l’emploi plafonnerait à 245 € par an. Si l’on y additionne le montant du chèque transports, qui ne sera que facultatif et ne concernera pas l'Ile-de-France, les salariés les plus modestes pourraient toucher jusqu’à 350 € par an dans le meilleur des cas. Parallèlement, la baisse de l’impôt sur le revenu pour la seule année 2007 apportera jusqu’à 5.000 € aux ménages les plus aisés.
Depuis quatre ans, le montant de l’augmentation de la prime pour l’emploi avoisine 1,5 milliard d’euros, contre 12 milliards d’euros de baisse d’impôts et de cotisations sociales.
Dans le même temps, la rentrée scolaire est loin d'être une réussite. A Garges, deux collèges disposeront de moyens supplémentaires et pour les deux autres rien n'est prévu!
Il est louable de vouloir attribuer plus de moyens à nos collèges, il est regrettable que cela se fasse au détriment de tout le système. En effet une demi-heure d’enseignement a été supprimée dans tous les collèges de France pour pouvoir financer les heures supplémentaires de 250 collèges "ambition réussite". A Garges, deux collèges perdent des moyens, au profit de deux autres, c'est tout simplement ridicule.
Les mesures annoncées à grand renfort médiatique comme les emplois vie scolaire et les décharges de direction des écoles primaires tardent à se mettre en place car elles ne correspondent pas aux attentes et aux besoins de la communauté scolaire.
Le démantèlement systématique du système scolaire, le discrédit jeté sur ses personnels et leur découragement, le doute installé dans l’esprit des familles et des élèves, constituent des atteintes graves au bon fonctionnement de notre pays car l’Éducation, priorité des socialistes, doit rester la première ambition et la plus grande richesse d’une nation.
Enfin, concernant l'élection présidentielle, je réaffirme plus que jamais mon soutien à DSK. Ses interventions récentes ne laissent aucun doute de qui est la seule personne au PS capable de battre la droite et de gouverner à gauche avec succès et dans la durée.
A bientôt pour un prochain message où je reviendrais sur le stade Michel Hidalgo et l'ESSG.


Refondre la fiscalité locale au profit des quartiers populaires. La fiscalité locale est une « trappe à pauvreté ». Il doit y avoir des communes riches pour les quartiers pauvres. Deux réformes principales : 1/ supprimer la taxe d’habitation, qui est faible dans les quartiers populaires à faibles revenus, et la remplacer par une dotation « démographique » de l’Etat ; 2/ généraliser la taxe professionnelle unique (TPU) par bassin d’emploi, afin que la commune de travail, qui concentre l’ensemble des produits de la taxe, la redistribue aux communes d’habitat, qui hébergent les travailleurs assurant sa richesse.

Commentaires