En France

Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 14:21

Je n'ai malheureusement pas pu me joindre à la cinquantaine de personnes (j'ai noté la présence de Monseigneur Jacques Gaillot) qui ont assisté mardi dernier à la réunion organisée à Paris, pour débattre de l'homophobie dans le travail, à travers le cas de Christophe Bridou, l'ancien responsable de la police municipale de Garges, licencié abusivement par Nelly Ollin. .Le cas de Christophe Bridou n'est malheureusement pas isolé et plusieurs autres personnes ont témoigné de leur propre situation. Chacun a montré aussi combien il était difficile de se défendre et de faire reconnaître cette discrimination par la justice. Car si les lois existent pour condamner l'homophobie, les juges ont encore du mal à entendre les victimes.

La principale information de cette soirée est venue de Jacques Lizé, le président de
SOS Homophobie qui a annoncé que la HALDE allait réexaminer le dossier de Christophe, alors qu'elle s'était déclarée - le mois dernier - incompétente.

Enfin, nous avons eu confirmation que l'histoire de Christophe Bridou allait bien être adaptée au Théâtre. Il travaille actuellement à cette adaptation avec une artiste belge, Gaëlle Swann.

Quelques bonnes nouvelles donc... malgré les lenteurs de la justice et de l'administration.

Vous aussi, faites moi part de vos témoignages : la discrimination à l'embauche et au travail touche beaucoup de Gargeois. Je reste à votre écoute.

http://www.christophebridou.net/

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : En France
Voir les 0 commentaires
Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 11:20

En ce jour de l'Aïd el-Kebir, je souhaite une belle et grande fête du sacrifice à toutes les familles du Val d'Oise qui célèbrent cette tradition aujourd'hui.

Tous mes voeux accompagnent la communauté musulmane pour la plus grande fête de l'Islam.

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : En France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 09:58

                              

                                                                                                  

Le vote des militants socialistes a donc eu lieu les 20 et 21 novembre et il s'est passé dans de bonnes conditions dans toutes les sections du val d'Oise.

 

Je félicite donc Dominique LEFEBVRE, notre premier secrétaire fédéral et Dominique GNASSOUNOU, le secrétaire de ma section de Garges -les-Gonesse, tous deux brillamment élus.

 

Quant au vote national, j'ai soutenu Martine Aubry et je considère maintenant que le vote des militants , même s'il aboutit à un résultat serré, doit être respecté. Il est temps que le PS se remette au travail pour s'opposer et proposer. Face à la politique de Sarkozy et dans le contexte de crise que nous connaissons, c'est urgent !

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : En France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 17:37



Aprés trois jours de Congrés au cours duquel aucune majorité solide n'a pu être consituée, trois socialistes ont déposé leur candidature au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste : Martine Aubry, Benoît Hamon et Ségolène Royal.

Dans la cohérence de mon engagement lors du vote sur les motions, j'appelle tous les socialistes, notamment valdoisiens, à se rassembler autour de la candidature de Martine AUBRY.

Lors de ses interventions du week end, Martine a fait la démonstration qu'elle serait capable de rassembler tous les socialistes au sein d'un parti ancré à gauche et au travail face à la droite.

Ils sont déjà nombreux celles et ceux qui ont appelé à l'élection de Martine au poste de Premier Secrétaire. 

Bertrand DELANOE a, dés ce matin, appelé à un vote massif des militants socialistes pour Martine AUBRY au travers d'une lettre envoyée dont voici le contenu :

"Cher(e) camarade,

Le congrès de Reims n’a pas permis à notre Parti de s’unir autour d’une ligne politique majoritaire. Je le regrette profondément tout comme je regrette l’image que nous avons offerte aux Français. Pour notre part, membres de la motion A, nous souhaitions un rassemblement avec les motions D et C dont nous aurions voulu déduire une candidature. En dépit de nos efforts réels et sincères, cela n’a malheureusement pas pu aboutir.

Plus que jamais, nous considérons que les Français ont besoin d’un instrument capable de proposer des réponses opérationnelles à leurs souffrances sociales, à leur perte de confiance et de repères, et à ce qu’ils éprouvent face à une politique gouvernementale brutale et injuste.

Notre responsabilité est donc immense. Jeudi soir, chaque militant est en effet appelé à s’exprimer, par son vote, sur ce qui est l’enjeu décisif de ce scrutin, comme l’ont démontré les principaux discours prononcés à Reims : l’identité même du Parti socialiste.

Au nom de mes convictions politiques, j’ai donc décidé de soutenir la candidature de Martine Aubry et j’appelle à voter massivement en sa faveur.

J’entends, à l’avenir, défendre plus que jamais, les principes qui fondent mon engagement, au service d’une efficacité de gauche : un projet progressiste, écologiste, dédié à la justice sociale ; un idéal européen assumé, qui nous conduise à travailler, vraiment, avec nos amis sociaux démocrates afin de trouver ensemble un débouché de gauche à la crise actuelle ; une stratégie d’alliances claire, qui implique de s’ouvrir à toutes les formations de gauche, mais à rejeter l’ambiguïté d’alliances avec un parti qui se refuse à différencier la droite de la gauche.

Dans les circonstances graves qu’affrontent notre parti et notre pays, il faut choisir.

De ce vote dépend manifestement l’avenir et la conception même du Parti socialiste.

En toute amitié, mais avec l’intensité liée à ce moment, je souhaite te convaincre de voter au nom d’une certaine idée du socialisme."


Jeudi 20 novembre : je vote Martine AUBRY !!!

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : En France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 13:06


Avant de rejoindre Reims le week end prochain, j'ai participé samedi dernier au congrès départemental de la fédération du Val d'Oise du Parti socialiste.


Dans notre département, comme au plan national, aucune des motions soumises au vote des militants le 6 novembre n'a recueilli une majorité absolue. Dès lors, le prochain vote militant du 20 novembre devra déterminer qui dirigera la fédération.

Pour ma part, dans la continuité de mon engagement aux côtés de Martine AUBRY, je soutiens la candidature de Dominique GNASSOUNOU qui a toutes les qualités pour animer le PS valdoisien. J'appelle donc tous les militants de Garges, de Bonneuil et de l'ensemble du Département à se rassembler autour de sa candidature.

Je reviendrai bien sûr ici, dans les prochains jours, sur ma participation au Congrès de Reims et sur le vote du 20 novembre.

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : En France
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 17:42


J'ai bien réfléchi, écouté, dialogué et ma décision est prise de soutenir la motion présentée par Martine Aubry pour le Congrès de Reims, comme l'ont fait la plupart de mes amis proches de Dominique Strauss Khan.

En choisissant Martine Aubry, j'ai d'abord voulu inscrire mon choix dans la continuité de mon engagement aux côtés des habitants et me déterminer d'abord sur le fond.

En choisissant Martine Aubry, j'ai voulu faire le choix d'une ligne politique de gauche qui permette d'adresser à tous ceux qui souffrent de la baisse du pouvoir d'achat et qui s'apprêntent à subir durement les conséquences de la crise. Martine Aubry fait des propositions précises qui sont rassemblées ici :

http://www.changeragauche.net/nos-propositions

En choisissant Martine Aubry, je m'engage aux côtés d'une femme d'expérience, d'une élue de proximité comme moi, qui a eu des responsabilités nationales et qui a la carure pour diriger et animer le Parti socialiste.

J'invite donc tous les socialistes de Garges, de Bonneuil et du Val d'Oise à voter massivement le 6 novembre pour qu'une majorité se dégage autour de Martine Aubry.

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : En France
Voir les 0 commentaires
Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 21:44

 


Prodigue avec les riches, pingre avec les précaires. Voilà la ligne de conduite budgétaire que semble avoir fixé Nicolas Sarkozy. Après avoir accordé plus de 15 milliards d'euros de réductions fiscales aux ménages les plus aisés, le président de la République accuse les politiques sociales d'être responsables du déficit et de la dette de l'État. Une mauvaise foi affichée qui vise à faire payer aux classes moyennes et populaires les cadeaux accordés à une minorité.

« Notre niveau de dépenses publiques est une anomalie au sein des pays développés », expliquait le président de la République en préambule de son intervention, le 8 avril, à Cahors, sur la réforme de l'administration territoriale de l'État, grand réquisitoire contre la protection sociale à la française. Et pour appuyer ces coups de boutoir, rien de tel que des formules grandiloquentes sur l'avenir des générations futures : « Transmettre à nos enfants la facture de nos dépenses de santé et de retraite, via la dette, alors même que la population française vieillit est profondément immoral. » Un comble pour celui qui, il y a quelques mois, finançait sans scrupule son paquet fiscal sur le dos de ces mêmes enfants.


Toutefois, Nicolas Sarkozy nie toujours concocter un plan de rigueur pour sortir de la crise. « Pas de coup de rabot », martèle-t-il. Il s'apprête pourtant à entailler sévèrement les prestations sociales. Sans parler d'une augmentation brutale et non programmée des tarifs du gaz de 5% qui équivaut à une hausse larvée des prélèvements. Cette hausse cumulée à celle de 4% mise en place en janvier, représente une ponction annuelle moyenne de 80 euros, soit 50% de plus que les fameuses franchises santé. Une hérésie à l'heure où Gaz de France dégage 2,5 milliards d'euros de bénéfices et un vrai coup de bambou pour le portefeuille des 11 millions de Français qui se chauffent au gaz ou utilisent le gaz pour la cuisson... Comble de cynisme, le titre GDF gagnait plus de 1% sur le marché boursier, quelques dizaines de minutes seulement après l'annonce de l'augmentation des tarifs. Une belle affaire pour les actionnaires.


Exit les réductions


Autre chapitre du grand livre de la rigueur, la suppression des tarifs sociaux de la SNCF. Exit les réductions pour les 3 millions de bénéficiaires de la carte « famille nombreuse », finies les remises appliquées aux billets « congés payés », aux étudiants et aux trajets domicile-travail. Les 70 millions d'euros que l'État versait à la SNCF pour la mise en place de ces tarifs passent à la trappe. Or, les principaux bénéficiaires de ces réductions sont souvent les familles les plus précaires. Des dispositions d'autant plus contestables qu'elles auront également un impact environnemental. Ces aides incitaient en effet à prendre le train plutôt que la voiture.


Double langage

Fort logiquement, les syndicats sont montés au créneau. Pour Force Ouvrière, « ces tarifs sont un outil redistribution sociale et de solidarité qu'il est inacceptable de remettre en cause, notamment dans une période où le pouvoir d'achat des salariés est en net recul ». Même inquiétude du côté des associations familiales. La Confédération syndicale des familles (CSF) craint que "même si la SNCF apporte une réponse alternative en mettant en place des offres commerciales, celles-ci resteront des offres commerciales, soumises à des conditions quelquefois difficiles à atteindre, et ne seront jamais à la hauteur des engagements des politiques familiale et sociale qui doivent être assurées par l'État".

Malheureusement, ces décisions sont symptomatiques du double langage tenu par le gouvernement. D'un côté, il réfute l'idée d'un plan de rigueur et de l'autre, il multiplie les hausses de prélèvements ; il prétend favoriser le transport ferroviaire mais réduit son aide à la SNCF en direction des voyageurs aux revenus modestes. Nicolas Sarkozy s'était autoproclamé « Président du pouvoir d'achat ». Il aurait dû préciser qu'il s'agissait seulement du pouvoir d'achat des plus favorisés.

Damien Ranger

 

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : En France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 13:23
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : En France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /Oct /2007 12:38



Objectifs hors d'atteinte, pressions, obstacles administratifs... le ras-le-bol monte jusque dans les préfectures.

 

Expulsion en juin 2000 (Reuters)

 

"Ca devient du harcèlement moral." Ce cadre de préfecture dans un département rural ne mâche pas ses mots. Pour tenir les objectifs -Brice Hortefeux a fixé à 25000 le nombre d'étrangers en situation irrégulière à expulser avant la fin de l'année- il faut nourrir une machine administrative et judiciaire d'une complexité inouïe. Les préfets mettent la pression sur les troupes. A tous les étages. Il faut aller chercher les immigrés en situation irrégulière dans les coins les plus reculés. Pour un résultat final peu probant. Après les policiers, les gendarmes et les magistrats, les agents des préfectures expriment leur nausée. Témoignage.

Nous sommes en situation de harcèlement moral. Cela fait en gros cinq ans que cela dure (depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy Place Beauvau, ndlr). Dans notre petit département, le taux d'immigrés dans la population est inférieur à la moyenne nationale. Nos objectifs sont peu élevés par rapport aux grandes villes . Pourtant, même chez nous, tout le monde craque au bureau des étrangers.

 

Pourquoi? Procéder à l'expulsion des étrangers est dur humainement. Surtout quand il s'agit de démunis -soit la quasi-totalité d'entre eux. Il y a aussi les convictions personnelles de chacun en la matière.

 

Il y a surtout le sentiment de perdre son temps. Avant tout, le bureau des étrangers s'occupe de l'accueil des étrangers, du renouvellement des titres de séjour, des étudiants, des travailleurs qui viennent régulièrement, de donner des papiers aux conjoints de Français après leur mariage... Bref, participer à l'intégration des étrangers sur notre sol.

 

Garanties juridiques très fortes

 

Aujourd'hui, les procédures d'expulsion mangent notre agenda. Pour un résultat souvent nul.

 

Pratiquement la moitié de nos procédures échouent. D'un point de vue purement administratif et objectif -sans même se placer au niveau de la morale-, ce système est complètement absurde dans son fonctionnement. Et au final contre-productif.

 

On nous fixe des obligations de résultats chiffrées sans nous donner les moyens d'y parvenir.

 

Tout simplement parce que l'étranger en situation irrégulière bénéficie de garanties juridiques très fortes. Des garanties auxquelles le gouvernement n'a pas voulu s'attaquer. Au moment de son interpellation, le clandestin enclenche une machine administrative très lourde.

 

Première étape: la préfecture produit un arrêté de reconduite à la frontière. A partir de ce moment, selon la loi, l'étranger ne peut rester en rétention administrative que 48 heures. Impossible avec ce délai de lui trouver un billet d'avion comme un laissez-passer de son consulat. Donc on demande un prolongement de la rétention. Celle-ci ne peut se faire que dans un centre de rétention administrative (CRA). Il n'y en a pas chez nous. Le premier est à 250 kilomètres.

 

Mais avant de trouver une place en CRA, il faut obtenir cette prolongation du juge des libertés et de la détention, le JLD. C'est là que ça se corse. Souvent, le JLD, pour une raison ou une autre, casse notre procédure. Ils trouvent tous les prétextes: l'interprète n'a pas signé les bons papiers, la personne interpellée n'a pas pu téléphoner, etc.

 

Si la procédure est cassée à cette étape, tout le travail de la police ou de la gendarmerie -qui gardent les clandestins jour et nuit- est réduit à néant.

 

Le procureur peut faire appel de la décision du juge, mais il n'a que quatre heures pour le faire. Quatre heures, c'est très court, et il faut prouver que la personne représente une menace à l'ordre public. Le procureur doit démontrer que le rétenu risque de s'échapper dans la nature si on le relâche. La cour d'appel peut quand même parvenir à annuler l'ordonnance du JLD. Entraînant une prolongation de quinze jours de la détention.

 

Inégalités selon la nationalité

 

Tout n'est pas fini. Il faut trouver une place en centre de rétention administrative à la personne en cours d'expulsion. Souvent, il n'y a plus de place. Nous sommes alors obligés de relâcher tout le monde. Donc nous passons une grande partie du temps à tenter de décrocher des places en centre de rétention administrative, parfois à l'autre bout du pays. Concrètement, cela représente des dizaines de coups de fil, de fax, de bordereaux à remplir. Des heures de travail.

 

Souvent, l'individu doit aussi comparaître devant des instances éloignées géographiquement (tribunal administratif, cour d'appel, etc.). Sans compter le passage obligatoire au consulat, en région parisienne mais aussi parfois dans le sud du pays. Le consulat de Turquie se trouve ainsi à… Marseille. Pas très pratique si la personne a été interpellée dans le Nord…

 

C'est ainsi que de nombreux détenus sont trimballés en fourgon de police ou de gendarmerie pendant quinze jours et font le tour de France. Le temps d'attendre que les juridictions statuent.

 

Certains arrivent au bout de la procédure et arrivent à Roissy. On connaît l'histoire: certains refusent d'embarquer. C'est un délit. Ce qu'on sait moins, c'est que les tribunaux compétents -ceux de Roissy- sont débordés. Et refusent de condamner. La plupart du temps, les réfractaires sont donc relâchés.

 

Le plus dur: tous les expulsables ne subissent pas le même sort selon leur nationalité. Prenons les Russes. Leur ambassade leurs refusent systématiquement tout laissez-passer pour retourner au pays. C'est comme ça. Du coup, quand les gendarmes ou les policiers en arrêtent, ils les relâchent.

 

On rencontre le même genre de "problème" avec l'ambassade chinoise. C'est très difficile d'obtenir des papiers pour pouvoir expulser quelqu'un vers Pékin. On a aussi rencontré le problème avec certains Etats africains. Comme la Côte d'Ivoire, quand les relations avec la France étaient particulièrement tendues. La non-remise de laissez-passer devient alors une arme diplomatique. Une mesure de représailles. Les Turcs en jouent de plus en plus, avec l'opposition de la France à l'entrée dans l'UE, la reconnaissance du génocide arménien, etc.

 

On se retrouve donc avec une population de "ni-ni": ni régularisables, ni expulsables. Une situation grotesque. Et qui va en s'aggravant. Dans le silence le plus total. Car ce genre d'informations circule vite chez les candidats au départ fuyant la misère. On le sait, c'est devenu un argument promotionnel pour les passeurs: "Partez en France, ils vous garderont..."

 

La France peut faire pression sur certains pays pour obtenir davantage de laissez-passer, mais pas sur des Etats stratégiques comme la Russie ou la Chine. En revanche si vous êtes d'Afrique sub-saharienne...

 

Même à 25000 par an, il faudrait vingt ans

 

Tout cela représente une énorme galère. Pour pas grand-chose. Il y a probablement 400000 ou 500000 sans-papiers en France. Même si on en expulse 25000 par an, il faudrait attendre vingt ans. D'ailleurs pour cette année on est encore loin de l'objectif… Début octobre, nous en sommes à 13000 éloignements d'étrangers en situation irrégulière.

 

Mais même 25000 expulsions par an résoudraient-elles le problème, compte-tenu des arrivées? Probablement pas. Cet objectif chiffré ne tient pas la route. On sait bien que le principal moteur de l'immigration, c'est la misère et l'absence de libertés dans nombre de pays.

 

On sent le même ras-le-bol chez les policiers et les gendarmes. Comme nous, les expulsions leur prennent un temps considérable. Comme nous ils ont l'impression, pendant ce temps, de ne pas "faire leur boulot". On nous demande sans arrêt de couper dans nos budgets, et on fout de l'argent par les fenêtres. Imaginez toutes ces heures payées pour des procédures souvent vouées à l'échec? Nous avons le sentiment de servir de vues politiciennes à court-terme. C'est déprimant.

 
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : En France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 17:23
Le Maire d’Argenteuil Georges MOTHRON, a pris un arrêté, le 6 août dernier, pour interdire la mendicité dans le centre d’Argenteuil jusqu’en 2012. 

Et comme cela ne suffisait pas, il a fait
acheter en juillet des produits répulsifs nauséabonds "Malodor" réservés normalement aux animaux et demander aux agents de la voirie de le diffuser pour écarter les sans domicile fixe du centreville. 
A la lecture des indications portées sur le carton, les agents municipaux ont refusé de le diffuser. Le répulsif a finalement été donné aux agents d’entretien du centre commercial du centre d’Argenteuil "Côté Seine" pour qu’ils le diffusent eux-mêmes, ce qui fut fait ! 
Les socialistes du Val d'Oise, et en particulier les socialistes argenteuillais dénoncent avec la plus grande fermeté de tels agissements de la part d'élus de la République. A titre personnel, je suis très déçu par l'attitude de Philippe Métezeau, Conseiller général d'Argenteuil, que je rencontre régulièrement aux diverses réunions de l'assemblée départementale. Je vois dans cette politique à l'égard des personnes les plus en difficulté de notre société un mépris important de la personne humaine...

Si les agissements de
certains marginaux sont inacceptables, ils n'autorisent pour autant pas le recours à de tels méthodes. Au 21ème siècle, une société moderne s'honore toujours à traiter ce type de problème social avec dignité. 

Il convient aussi de rendre hommage aux fonctionnaires
municipaux qui ont refusé ce procédé honteux et qui ont permis de mettre en lumière cette affaire.

Cette décision honteuse de la part de l'équipe dirigeante d'Argenteuil, qui fait suite à de nombreuses autres tout aussi injustes (logement, vie démocratique, gestion des quartiers...) montre encore une fois qu'il est nécessaire qu'une liste de gauche moderne, dynamique et porteuse d'idées et de pratiques nouvelles se mettent en place à l'occasion des prochaines élections municipales de 2008.
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : En France
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés