Mardi 21 novembre 2006
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La page d'expression des groupes politiques du mois de novembre du Mag' du Val d'Oise marque une évolution préoccupante de la majorité UMP-UDF-NI du Conseil général sur le droit d'expression de la minorité.
En effet, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir dans le numéro de novembre, en bas de la tribune du groupe UVO «quelques précisions» concernant notre texte et son sujet : le logement [lire le Mag - voir p.30].
Il n'est pas acceptable qu'une réponse politique, et donc partisane ("les socialistes…"), soit faite directement suite à nos propos. Les valdoisiens ont donc eu le droit à nos écrits et aux commentaires simultanés de la droite, c'est pour le coup inédit et surprenant!!
Ce n'est toutefois pas la première fois que la majorité départementale, dans son journal mensuel, malmène l'égalité de traitement dont devraient bénéficier tous les conseillers généraux. Nous remarquons ainsi régulièrement que nous inspirons les thèmes abordés par le groupe UVO dans ses tribunes puisque celui-ci dispose de nos écrits avant publication et peut donc abuser de sa position dominante tout de suite au lieu d'attendre le mois d'après.
Ceci montre clairement, une nouvelle fois, l'essoufflement de la droite départementale, elle qui gère le Conseil général depuis 40 ans!
Cette conception de la liberté d'opinion nous a surpris, notamment du Président Scellier, lui qui rappelle régulièrement qu'il ne fait pas de « politique politicienne », qu'il oeuvre dans l'intérêt général, unanime et consensuel. Avant la publication de cette tribune, personne n'a toutefois pris la peine de prendre contact avec notre groupe afin d'obtenir des précisions sur notre texte. Preuve qu'il n'était pas diffamatoire mais simplement gênant…
La droite évoque, pour justifier son entorse au principe du droit d'expression le fait que nous n'étions pas sur un sujet départemental. La lecture de notre texte démontre tout le contraire, mais la droite n'ose peut-être pas nous dire qu'elle ne supporte pas de voir critiquer le Président de l'UMP dans son journal départemental.
Sur le fond, afin de répondre aux « quelques précisions » :
- Comment attribuer la crise du logement aux socialistes alors qu'aujourd'hui tout montre que sans la loi SRU, et l'obligation de 20% de logements sociaux votés par la gauche et le gouvernement Jospin, la situation serait pire et les Maires de certaines communes continueraient à bloquer tous les projets immobiliers sur leur commune. Rappelons qu'il a fallu l'intervention du Président Chirac pour empêcher la mise à mort de la loi SRU.
- S'il n'y a pas pour le moment de candidat officiel de l'UMP à la Présidence de la République, les valdoisiens ont bien compris de qui il s'agissait.
- Le logement n'est pas une compétence du Conseil général mais il ne se prive pas d'y intervenir, et parfois même à contre-sens de l'intérêt général lorsqu'il s'agit de « torpiller » l'établissement public foncier régional en créant un établissement départemental. Le Conseil général pourrait aussi, dans les dispositifs d'aides aux communes qu'il met en œuvre, faire rentrer un critère sur le logement, et ainsi aider les Maires qui répondent à cette exigence de cohésion sociale.
- Enfin, concernant le groupe UVO : combien de temps les élus de droite de ce département vont utiliser ce subterfuge pour masquer leur vraie appartenance politique. Un homme politique ne peut pas tenir un double discours, UMP ou UDF au niveau national et UVO dans son département. De nouveau, la droite du Val d'Oise a du mal à assumer sa responsabilité dans l'échec de la politique suivie depuis 2002 par le gouvernement, notamment en matière économique et sociale, mais aussi sur le dossier de Roissy.
Par Hussein Mokhtari
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Publié dans : Conseil général du Val d'Oise
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