Garges-lès-Gonesse

Samedi 26 novembre 2005 6 26 /11 /2005 20:48

Voici le texte que j'ai fait parvenir au Maire de Garges pour être publié dans la revue municipale. Malheureusement, pour des problèmes qui j'espère vont se règler rapidement, cette tribune ne figure pas dans "Garges votre ville". La voici donc sur mon blog.


Tribune libre des élus socialistes du Conseil municipal de Garges :

En avril 2005, le ministre de la cohésion sociale lançait son plan de réussite éducative (PRE) pour les quartiers sensibles. La Ville de Garges-lès-Gonesse a déposé un dossier afin de bénéficier de ce dispositif qui paraissait attractif et, en tant que socialistes, on ne pouvait que se satisfaire de ces bonnes intentions d’avancées sociales à l’adresse des plus fragiles et se féliciter de cette proposition pour la réussite scolaire. Rappelons que les gouvernements socialistes ont toujours été précurseurs dans ce domaine. Ainsi, en 1981, il est décidé de créer les Zones d’Educations Prioritaires afin de concentrer des moyens plus importants là où il y en avait la nécessité.

Depuis trois ans, la gestion libérale et injuste des gouvernement Raffarin et Villepin a remis en cause beaucoup de dispositifs.

Aujourd’hui, avec ce plan de réussite éducative on veut nous faire croire que les choses vont aller en s’améliorant. Oui quelques projets vont être instaurés sur Garges, mais des projets sans cohérence globale, pilotés de façon discrétionnaire par la Ville et le CCAS. On peut craindre aussi le recours massif aux emplois vie scolaire, des emplois précaires, payés 600 euros par mois et sans formation.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire de ce programme. Nous demandons la mise en place de moyens plus importants, visant à créer une dynamique de réussite éducative pour tous les élèves de nos écoles, de nos collèges et de nos lycées. L’école de la République, école de la connaissance, de l’épanouissement et de l’excellence doit être un priorité et devenir réalité dans notre commune.

Les événements qu’ont connu les banlieues françaises ces dernières semaines doivent amener une réponse adaptée. Agir pour la réussite scolaire et permettre à chaque enfant gargeois d’effectuer un parcours scolaire correspondant à ses envies et à ses perspectives professionnelles, voilà une solution pour réduire le chômage, mettre fin à la pauvreté et agir pour l’avenir des jeunes générations.

Nous voulons l’école de la République qui doit être l’école pour tous !

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Garges-lès-Gonesse
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Mardi 27 décembre 2005 2 27 /12 /2005 14:19
Le maire UMP de Garges-lès-Gonesse vient de lancer une consultation sur un éventuel changement de nom de notre ville. Il propose que Garges-lès-Gonesse devienne Garges-en-France.

Les élus socialistes de Garges-lès-Gonesse s'opposent à ce changement de nom. Cette manœuvre politique, enrobée dans une pseudo-consultation, vise à masquer le peu d’actions et de projets menés par le duo Lefèvre-Ollin.

Ce changement de nom croit pouvoir changer l’image de notre Ville, comme si Garges-lès-Gonesse et ses habitants n’avaient plus aucun avenir et que l’unique solution résidait dans un changement de dénomination. Mais notre Ville n’est pas une entreprise ou un parti politique qui entachée de scandale et de désamour devrait transformer son identité dans une pure stratégie marketing. Il ne faut pas oublier que la facture de cette opération va être lourde et aura un impact important sur les finances de la ville!  Gargeois, Gargeoises, à vos portes-monnaie!

Oui, Garges-lès-Gonesse et ses habitants ont besoin de changements. Mais les projets et les actions attendues par les gargeoises et les gargeois ne viendront pas de la municipalité en place depuis plus de dix ans. Elle a depuis tant d’année démontrée son incapacité à faire face aux problèmes et son décalage par rapport aux difficultés quotidiennes que nous rencontrons.

Plutôt que d’opter pour une hasardeuse tentative de changement d’identité, qui ne serait qu’une solution de façade, l’équipe municipale qui dirige notre ville devrait au contraire revoir de fond en comble sa copie. Les gargeois ont effectivement besoin d’être plus écoutés, plus pris en
considération. Mais ceci ne doit pas se faire dans le cadre d’une opération publicitaire mais véritablement au service d’un projet, d’une vision nouvelle pour Garges-lès-Gonesse et ses habitants.

Gargeois, Gargeoises, d’importants changements sont nécessaires pour que l’action menée dans notre Ville corresponde à nos attentes et à nos aspirations quotidiennes. Changer le nom de la Ville est une manœuvre politique inutile, infructueuse et coûteuse, elle reflète parfaitement la politique menée ici depuis plus de 10 ans par la droite. Changer le nom de notre ville n’est pas une priorité mais changer la vie de ses habitants est une obligation ! ! ! !

Ensemble, agissons pour qu’en 2008 la Ville change, qu’elle se transforme réellement en conformité à nos besoins, vous pouvez y contribuer, vous pouvez compter sur moi.
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Garges-lès-Gonesse
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Lundi 9 janvier 2006 1 09 /01 /2006 21:11
Je vous propose un article découvert ce week-end sur le site du journal l'Humanité qui a été publié dans le quotidien le 24 décembre :

Dans ce quartier populaire de Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), le centre social a invité des familles au RMI pour un réveillon de la générosité, avec l’aide de la Fondation de France.

Elles s’appellent Hassina, Marie-Jeanne, Léa, Junie, Eugenia, Mariam, Cécile, Zara et Tajamal. Elles viennent d’Algérie, de Côte d’Ivoire, d’Haïti, de Guinée, du Pakistan, de Martinique, du Maroc, de Roumanie ou tout simplement du nord de la France. Habitent toutes le même quartier, les Doucettes, à Garges-lès-Gonesse. Mais ne se connaissaient pas avant de s’inscrire à un stage de préparation à la vie active, proposé par le centre social que dirige Bernadette Dubois. « Cette soirée, c’est le bouquet final de leur travail. C’est l’occasion de montrer qu’on est quelqu’un dans le quartier, qu’on peut être utile aux autres », explique-t-elle, d’une voix rocailleuse. Cette soirée, c’est un avant-goût de réveillon de Noël pour les habitants du quartier à faibles ressources. Ils sont une centaine de bénéficiaires du RMI (revenu minimum d’insertion) ou de l’API (allocation parent isolé) à avoir répondu à l’invitation du centre social. Une initiative dans le cadre des réveillons de la générosité, organisés dans tout le pays grâce au soutien financier de la Fondation de France, qui a lancé un appel à projets aux associations de terrain. Et celui des neuf des Doucettes fut de faire partager un moment de convivialité à leurs voisines et voisins qui ne partageaient jusque-là que la galère.

« On leur a proposé deux ou trois idées et elles ont choisi celle du réveillon », raconte la directrice du centre, créé il y a treize ans. Toutes ces femmes étaient sans profession et ont décidé de franchir le pas, quels que soient leur âge et leur situation familiale. Marie-Jeanne, cinquante-cinq ans, est une ancienne de chez Tati. « Après mon licenciement, je n’arrivais plus à sortir de chez moi. J’ai travaillé vingt-neuf ans dans la même boîte, j’ai toujours été habituée à travailler. Je suis restée deux mois sans rien faire à la maison, mais je me réveillais quand même à 4 h 20 du matin », raconte-t-elle. Pour elle, comme pour ses huit collègues, le stage s’est avéré une expérience qui a littéralement changé sa vie. Théâtre, informatique, rédaction d’un CV, rencontres avec des psychologues, assistantes sociales, médecins, personnels de l’ANPE, familiarisation avec le travail en équipe, mise en valeur de soi... « J’ai retrouvé confiance en moi », lâche Marie-Jeanne.

« Avant, je ne savais pas quoi faire. Maintenant, j’ai un projet professionnel : je vais suivre une formation d’auxiliaire de puériculture », explique Hassina, la tête recouverte d’un voile rose. Et de conclure : « On s’est rempli la tête au lieu de rester à la maison. » Cet enrichissement, cet épanouissement, les stagiaires ont à présent envie de le partager, de susciter des envies parmi la population du quartier. La soirée de fin d’année peut permettre un premier échange. Avant l’arrivée des invités, les femmes ont dressé les tables avec soin, installé les spécialités que chacune a concoctées, pour l’apéritif, en référence à leur pays d’origine. Bientôt, la salle de réception va se remplir et résonner de rires d’enfants. Un magicien fera des tours de cartes sous les yeux ébahis des familles. Les stagiaires, elles, feront les cent pas entre la cuisine et la salle. Stressées de ne pas voir le traiteur arriver à l’heure prévue, mais si heureuses. Peut-être plus encore que ceux qui vont déguster ce repas de fêtes.

Parmi eux, Dougo Touré, Malienne installée depuis vingt-deux ans en France et aujourd’hui mère de huit enfants, âgés de trois à dix-huit ans. Quatre l’ont accompagnée, ce soir. Le mari, lui, est resté à la maison. « Mes enfants participent aux sorties du centre social, au soutien scolaire », précise-t-elle. Un peu plus loin, Lucille Mouquet et Sofia Chaïb travaillent au service social du département du Val-d’Oise. « On est venues pour rencontrer les gens dont on suit les dossiers », expliquent-elles. À la même table, trois générations de femmes : Brigitte, jeune grand-mère, sa fille Natacha et ses deux petites filles, Leona et Léna, d’un et deux ans. « Une soirée comme ça, ça fait sortir. Parce qu’on ne sort pas souvent », témoigne Brigitte, au RMI comme Natacha, qui, malgré un CAP de préparatrice en pharmacie, est sans emploi depuis trois ans.

« À Noël, on fera un repas avec les enfants et les petits-enfants. On sera six mais on ne fêtera pas le jour de l’an. Je me suis déjà mise dans la merde pour acheter des cadeaux. Cette année, j’ai fait un sapin, pour les petites », poursuit la grand-mère attentionnée dont le mari est aussi au chômage. Nos stagiaires aussi ont prévu des cadeaux pour l’ensemble des convives. Avec un vrai père Noël. Des choses simples mais qui rendent Noël tellement plus joyeux. « Je ne savais pas qu’il y avait autant de gens en difficulté », avouera la stagiaire Marie-Jeanne. Et elle n’a peut-être encore rien vu. « Les Doucettes est le quartier de Garges où le revenu moyen est le plus faible. La ville étant déjà l’avant-

dernière du département, précise Bernadette Dubois. Entre 1985 et 1995, on a eu trente morts à cause de la drogue. Mais aujourd’hui, 65 % des habitants sur 220 familles consultées se disent en sécurité. Et, pendant les émeutes de novembre, aucune voiture n’a brûlé dans le quartier », ajoute-t-elle. Sans doute les effets du lien social que s’efforcent de maintenir chaque jour ses 4 800 habitants, malgré les difficultés persistantes.

L.T.

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Garges-lès-Gonesse
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Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /2006 22:54

Dans l'édition parisienne du journal gratuit 20 minutes, un article est consacré au projet de changement de nom de Garges-lès-Gonesse. Vous pouvez retrouver la position des élus socialistes de Garges en cliquant ici  

Voici l'article :

Meulan et Garges : un nouveau nom pour plus de distinction

Deux communes franciliennes ont mal à leur nom. Meulan (Yvelines) et Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) envisagent très sérieusement d’en changer, pour des raisons totalement différentes.

Pour Meulan, c’est l’histoire d’une méprise qui n’en finit pas. Ce chef-lieu de canton de 8 500 habitants est régulièrement confondu avec Melun, préfecture de Seine-et-Marne. Une cousine très éloignée, puisque située à l’autre extrémité de l’Ile-de-France.

Inoubliable : la mésaventure d’un enseignant nommé à Meulan et qui à la rentrée s’est retrouvé à 100 kilomètres de ses élèves. Comble de l’étourderie : il y avait acheté une maison. Des livraisons qui n’arrivent pas, des visiteurs égarés, les anecdotes ne manquent pas. Consultés, les Meulanais ont préféré « Meulan-sur-Seine » à « Meulan-en-Yvelines ». Après de multiples démarches administratives, ne manque plus que le sceau du Conseil d’Etat. Selon la loi, la commune aura ensuite cinq ans pour changer ses imprimés et ses panneaux indicateurs.

Garges-lès-Gonesse n’en est pas encore là. Le projet est dans les cartons depuis une décennie, mais le sondage ne fait que commencer. Ici, la municipalité veut rafraîchir l’image d’une ville stigmatisée par les émeutes de 1994. « Quand on prononce notre nom, il y a un a priori », estime un collaborateur du maire UMP Maurice Lefèvre. « C’est dans l’air du temps mais le choix est délicat ». Garges seul serait en effet trop proche de Garches (Hauts-de-Seine).

Garges-en-France serait l’option historique de remplacement, Tremblay-lès-Gonesse est bien devenu Tremblay-en-France. Mais toute proposition sera soumise à débats. Car les susceptibilités doivent être ménagées pour ne pas reproduire l’échec de Deuil-la-Barre (Val-d’Oise). Un certain nombre de citoyens trouvaient que le nom de la commune était trop sinistre, donc dévalorisant. Finalement, les racines historiques étaient trop fortes. En 2002, les Deuillois ont dit non à un nouveau nom.

B. F. - 2 février 2006
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Garges-lès-Gonesse
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Vendredi 24 février 2006 5 24 /02 /2006 17:24
Lors de la séance du Conseil général du 24 février, le groupe socialiste a interrogé le Président de l'assemblée départementale au sujet de la réforme des ZEP et de l'impact de celle-ci sur les collèges valdoisiens. A garges, nous avions 4 collèges en ZEP, il ne seront que 2 en « ambition réussite ». Que faut-il attendre pour ces deux établissement qui vont rester dans un système ZEP probablement privé d'un réel financement ?
Encore un mauvais coup du gouvernement !


Voici le texte de la question d'actualité :

Monsieur le Président,

Depuis quelques mois le gouvernement promet une remise à plat complète de l’éducation prioritaire particulièrement dans les quartiers qui ont connu des violences au cours du mois de novembre 2005. Le 8 février dernier, le Ministre de l’éducation nationale a exposé son projet de réforme des zones d’éducation prioritaire.

Monsieur de Robien a annoncé la mise en œuvre du projet « ambition réussite » qui concernera 249 collèges en France. Dans le Val d’Oise 5 collèges seulement sont concernés contre 22 antérieurement.
Ce projet arrive sans la moindre concertation avec les personnels enseignants et les élus locaux. Ce gouvernement a déjà transféré ses agents aux Conseils généraux sans compensations financières. Aujourd’hui il se passe de l’avis et du point de vue de notre institution lorsqu’il s’agit d’opérer une réforme du mode de fonctionnement de nos collèges.
Aucun moyen budgétaire supplémentaire adapté n’a été annoncé par le gouvernement. Il s’agit simplement d’une redistribution de l’enveloppe budgétaire actuelle. Si aujourd’hui les ZEP ont besoin d’un second souffle, nécessitent une remise en question, ceux-ci doivent effectivement passer par la fin d’un saupoudrage des moyens mais certainement pas par le déshabillage de 22 collèges valdoisiens pour en habiller 5.
Que faut-il attendre pour ces collèges restés dans un système ZEP vidé de son sens faute de financement ? Qui va supporter les conséquences de cet abandon ?

Cette réforme des ZEP est particulièrement inquiétante pour les valdoisiens : parents, professeurs, personnels encadrants ou élus. Le Conseil général dispose d’une compétence importante pour la gestion des collèges : il ne peut pas rester silencieux devant cette nouvelle attaque contre le service public et la mise en place d’un dispositif scolaire qui structure dans les faits une école à plusieurs vitesses.

Monsieur le Président, parlementaire UMP, nous vous demandons d’obtenir des garanties sur les postes d’enseignants et d’encadrants et plus généralement sur les moyens budgétaires alloués à nos collèges. Au moment où se discute un projet de loi « pour l’égalité des chances », comment pourriez-vous accepter que 17 collèges situés dans des Villes connues pour leurs difficultés souffrent d’une baisse de moyens pour fonctionner ?
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Garges-lès-Gonesse
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Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /2006 10:11
Une véritable démonstration de force!
Voilà comment on pourrait qualifier la journée d’action du 7 mars. Le million de personnes battant le pavé des grandes villes de France compte bien mettre un véritable coup d’arrêt à la politique anti-jeune du gouvernement.
L'évacuation plus que musclée de la Sorbonne dans la nuit du 10 au 11 mars, ajoutée aux propos provocateurs de Dominique de Villepin dimanche soir qui a exclu tout idée de retrait du CPE a renforcé la détermination des jeunes et des syndicats qui se mobilisent tous ensemble le 18 mars, soutenus par la PS.

Les socialistes de Garges demandent le retrait du « contrat première embauche » qui, s’il était mis en œuvre :

* Aggravera la précarisation de l’emploi des jeunes : avec ce contrat, les jeunes embauchés seraient soumis à une période d’essai de deux ans, pendant laquelle ils pourraient être licenciés immédiatement et sans motif. Avec ce CPE, impossible de se projeter dans l’avenir, de se construire une vie autonome, notamment d’accéder au logement...
* N’apportera aucune garantie de formation pour les jeunes.
* Ne créera aucun emploi supplémentaire, par contre, tout jeune qui aurait du avoir un CDI se retrouvera avec un CPE

Ce contrat, après le CNE, est une nouvelle étape de la politique de la droite et du MEDEF qui remet en cause le droit du travail.

Nous vous invitons à participer à la manifestation du 18 mars et à la journée d'action nationale contre le CPE.

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Garges-lès-Gonesse
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Mercredi 26 avril 2006 3 26 /04 /2006 14:33

Une tribune publiée hier dans Libération et qui rejoint mon point de vue sur la réforme des zones d'éducation prioritaires...




Le problème de l'inégalité face à l'école ne se situe pas au niveau des classes préparatoires
Tout se joue avant le supérieur


Par CLAUDE DARGENT professeur de sociologie à l'université Paris-VIII, Saint-Denis et à Sciences-Po.

Libération, mardi 25 avril 2006


L'idée formulée il y a quinze mois par Patrick Weill tourne beaucoup ces derniers temps : la lutte contre l'inégalité face à l'école passerait par un accès automatique d'un pourcentage minimal de bacheliers issus de chaque lycée dans les classes préparatoires aux grandes écoles. On reconnaît là un avatar du dispositif qui a fait ses preuves à Sciences-Po, contre les sceptiques de tous bords : ménager une voie spéciale d'accès aux meilleurs élèves des lycées implantés en Zone d'éducation prioritaire (ZEP). Malheureusement, une excellente idée appliquée à une petite échelle peut devenir bien mauvaise si elle se trouve généralisée : la réussite du système adopté par Sciences-Po repose sur une démarche contractuelle avec quelques établissements et n'a rien de commun avec un système aveugle de quota au plan national ,qui mettrait en jeu des milliers de lycées.

Une fois de plus, on centre d'ailleurs le débat sur l'enseignement supérieur autour des classes préparatoires. On ferait mieux de songer enfin à remédier au scandale de l'état de nos universités. Le mouvement récent contre le CPE vient d'ailleurs une nouvelle fois de traduire l'inquiétude des étudiants qui y sont inscrits ­ des étudiants dont le comportement a contrasté avec celui de leurs camarades des classes préparatoires et des grandes écoles, beaucoup moins mobilisés. Le gouvernement l'a bien vu qui punit une fois de plus les universités, en refusant de les aider à réparer les déprédations qu'elles ont subies en marge du mouvement...

Mais plus profondément, le sentiment d'une inégalité de traitement est pleinement justifié si on en juge par l'effort que consent l'Etat sur le long terme. Sait-on assez combien coûte au contribuable un élève de classes préparatoires aujourd'hui en France ? 13 760 euros. Et un étudiant en première année de premier cycle à l'université ? 6 700 euros. On le voit, l'Etat dépense deux fois plus pour les enfants des classes supérieures, qui dominent dans les prépas, que pour ceux des classes moyennes et populaires, qui sont cantonnés à l'université. Cela s'appelle la redistribution à l'envers...

Ces chiffres traduisent le dualisme du système français d'enseignement : d'un côté, le secteur sélectif (classes prépa grandes écoles, IUT, STS), de l'autre, les universités où sont contraints d'étudier les bacheliers qui n'ont pu accéder à la voie royale. Soit, dira-t-on, mais tout système scolaire ne doit-il pas être sélectif ? Certes. Mais à condition que les chances ne soient point trop inégales. En France, on est loin du compte.

Si la faiblesse de l'admission des jeunes issus des catégories populaires en classes préparatoires constitue un sujet flagrant d'indignation, croire que l'ouverture forcée des prépas aux élèves de ces milieux sociaux se traduira mécaniquement par leur entrée à X, HEC ou l'ENS témoignerait d'une évidente naïveté sociologique. S'ils ne sont pas effondrés une fois admis à Sciences-Po, c'est que les étudiants issus des ZEP y bénéficient d'un encadrement particulier qui les aide à réussir le diplôme. Une fois entrés en prépa, tout reste à faire. Et pour y avoir enseigné, je peux témoigner combien, dans cet univers de concurrence effrénée, il est difficile pour les enseignants de s'occuper des plus faibles, sous peine de compromettre définitivement les résultats de l'ensemble de la classe. Le couperet du concours risque donc in fine de décimer ce quota d'élèves d'origine modeste introduit autoritairement. Et leur accorder un soutien renforcé aboutirait à renforcer l'écart de coût que je viens de rappeler, au bénéfice d'élèves qui ont une forte probabilité de ne pas franchir la barrière du concours. D'autant que, entre un nombre élevé d'heures de cours et les interrogations orales, ces classes sont déjà très encadrées en terme d'emploi du temps.

D'ailleurs, où inscrirait-on ces nouveaux élèves de classes préparatoires ? A Louis-le-Grand, à Henri-IV, au lycée du Parc ? Voilà qui les condamnerait à une mort scolaire certaine à brève échéance. Dans les classes aux résultats plus modestes implantées en province ou en banlieue ? Ce serait renforcer la hiérarchie entre les prépas des « grands» lycées parisiens et celles des autres établissements. Au bout du compte, ce dispositif aboutirait à augmenter les inégalités territoriales, déjà très choquantes aujourd'hui sur ce dossier. En sociologie de l'enseignement plus qu'ailleurs, l'enfer est pavé de bonnes intentions...

Croire qu'on résoudra le problème de l'inégalité face à l'école en le traitant au niveau des classes préparatoires est donc illusoire : tout se joue bien en amont de l'enseignement supérieur. Lutter contre l'inégalité sociale, qui caractérise notre système scolaire, passe d'abord par une véritable limitation des effectifs des classes en ZEP et par un vrai avantage en terme de moyens affectés, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

S'agissant de l'enseignement supérieur, plutôt que d'accroître encore le fossé entre les universités et les grandes écoles, il faut au contraire ménager aux classes moyennes et populaires des parcours de réussite via l'université. D'abord en consentant l'effort financier permettant de doter les premiers cycles à un niveau décent, qui s'approche de celui des filières sélectives. En échange, les universités devront se réformer pour faire diminuer le taux dramatiquement élevé des sorties sans diplôme. Mais cela suppose des mesures d'accompagnement, comme obliger les IUT et les STS à ne recruter que des bacheliers technologiques, dont ils constituent le débouché naturel, au lieu pour les premiers d'accorder plus des deux tiers des places dont ils disposent aux bacheliers d'enseignement général. C'est infiniment plus cohérent du point de vue de la formation reçue, et cela développera une orientation positive vers les filières technologiques en lycée. En contrepartie, il faudra mettre en place dès la première année de premier cycle des parcours adaptés à ces bacheliers, qui y échouent massivement aujourd'hui. On pourra alors, en augmentant les admissions parallèles en provenance de l'université, parvenir à une plus grande diversité sociale des élèves des grandes écoles. Autrement, le remède risque d'être pire encore que le mal que l'on constate actuellement. C'est tout dire.

 http://www.liberation.fr/page.php?Article=377267

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Garges-lès-Gonesse
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Mercredi 10 mai 2006 3 10 /05 /2006 19:13

Le tribunal administratif de Cergy a suspendu l’arrêté anti-jeunes pris par le maire UMP de Montfermeil.

Xavier Lemoine, le Maire de Montfermeil (93) avait signé ce 7 avril un arrêté interdisant aux mineurs de plus de trois personnes de circuler (quelque soit l’heure de la journée ou de la nuit) sur le territoire de sa commune.

Dénonçant le caractère grotesque, discriminatoire et attentatoire aux libertés fondamentales d’une telle décision, le Mouvement des jeunes socialistes a pris l’initiative de l’attaquer devant la justice administrative. La requête en "référé liberté"  vient de faire l’objet d’une décision de suspension par le TA de Cergy.

Le Mouvement des jeunes socialistes se félicite de cette décision. Il s’agissait du premier recours en justice porté par le MJS. Cette expérience montre la nécessité de combattre cette guerre à la jeunesse en se positionnant sur tous les fronts.

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Garges-lès-Gonesse
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Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /2006 21:34
J'ai déposé ce matin une motion concernant la copropriété de la Muette. Elle sera débattue le mois prochain par les conseillers généraux.


"Objet : sauvegarde de la copropriété de la Muette à Garges-lès-Gonesse

Considérant qu’un projet de rénovation urbaine est prévu dans le quartier de la Muette à Garges-lès-Gonesse.

Considérant que l’ensemble des copropriétaires de la Muette refusent fermement la position de la Ville de Garges-lès-Gonesse qui souhaite détruire ces logements.

Considérant que selon l’étude effectuée par les cabinets d’experts mandatés par la Mairie, le gros œuvre des quatre immeubles ne présente aucun désordre concernant la structure porteuse des bâtiments et qu’en l’état ceux-ci ne présentent pas de risques.

Considérant que le plan de sauvegarde de la copropriété est en attente depuis 2001, ce qui a fortement compliqué le redressement financier de la copropriété.

Considérant que le syndicat des copropriétaire a exprimé son refus de la destruction de la copropriété et l’expropriation de nombreux propriétaires qui le sont devenus avec difficulté et qui vont se voir priver du fruit de leur travail.

Le Conseil général du Val d’Oise demande que le dossier ANRU soit entièrement revu concernant la copropriété de la Muette à Garges-lès-Gonesse afin que celle-ci ne soit pas détruite et qu’une opération de réhabilitation y soit menée en concertation avec les habitants."

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Garges-lès-Gonesse
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Lundi 29 mai 2006 1 29 /05 /2006 16:29


Les Socialistes du Val d’Oise disent NON au développement irraisonné du «Tout Roissy », et NON au projet du nouveau Plan d’Exposition au Bruit.



Le nouveau projet de Plan d’Exposition au Bruit (PEB) prévoit d’étendre son périmètre à 5 nouvelles communes, leur infligeant des contraintes urbanistiques insoutenables. Ce projet est soumis à l’approbation des conseils municipaux concernés puis à enquête publique.

Les mesures contraignantes, le procédé choisi (contre l’avis défavorable des maires du Val d’Oise lors de la commission consultative de l’Environnement de Juin 2005) et les hypothèses de trafic sous-estimées laissent supposer une montée en puissance d’un accroissement du trafic aéroportuaire de Roissy.

Cette logique du « tout Roissy » a été encouragée en 2002 par le ministre G. de Robien du gouvernement Raffarin lorsqu’il a abandonné le projet du 3ème aéroport prévu à Chaulnes (Somme) par Lionel Jospin le 15 novembre 2001.

Ce rappel historique est nécessaire suite aux contre- vérités assénées par M. Scellier, Président du Conseil Général du Val d’Oise qui affirme que ce projet a été abandonné en 2001.

En porte- à faux avec ses pairs, la Droite départementale multiplie les dénis : preuve en est de son projet de porter plainte auprès de la Commission Européenne par un recours en manquement CONTRE l’Etat français pour les nuisances subies par les Val d’Oisiens ( ?). C’est pourtant bien le rapport de la commission Gonnot commanditée par G. de Robien qui a conclu à l’abandon du 3ème aéroport à Chaulnes, à la création d’une 5ème voire 6ème piste à Roissy, et au développement d’un « 3ème réseau aéroportuaire » qui devait développer Vatry, Beauvais et Châteauroux, pour la fin 2003 !

Depuis, nous assistons à l’accroissement inacceptable de la capacité de Roissy CDG :

-Le projet du « 3ème réseau » est passé à la trappe : on ne parle plus de la solution Vatry pour le fret !

-Les nouvelles pistes ainsi qu’une 3ème tour de contrôle (2005) sont opérationnelles.

-Un nouveau satellite (S3) sera ouvert en 2007 : il accueillera 8,5 millions de passagers supplémentaires par an, soit 120 avions supplémentaires par jour. De plus, la réhabilitation en cours du terminal 1 (le plus ancien) passera de 10 à 12 millions de voyageurs par an.

-Les prévisions calculées en nombre de passagers et non en mouvements- avions minimisent l’impact environnemental et sanitaire des nuisances. Elles sont aussi sous-estimées.


Ne soyons pas dupes, tous les projets de limitation des nuisances proposés éliminés, il ne reste plus qu’une seule solution à la droite pour calmer les insomnies des riverains : un PEB plus contraignant pour le plus grand nombre afin de les protéger de beaucoup plus de nuisances !


Soyons clairs, les socialistes du Val d’Oise ne sont pas hostiles au transport aérien, ni au principe du PEB : ils préconisent le désengorgement du trafic aéroportuaire vers un 3ème aéroport dans le Grand Bassin Parisien fonctionnant en bi -pôle avec Paris CDG, le transfert du fret sur Vatry (vols de nuit) en adéquation avec un aménagement du territoire équilibré et durable. Cela induira un PEB moins contraignant pour les communes et moins de nuisances pour les riverains.
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Garges-lès-Gonesse
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