Mercredi 7 janvier 2009


La dégradation de la situation dans la bande de GAZA, avec son lot de conséquences dramatiques pour les populations, ses nombreuses victimes civiles, plus de 500 morts et 600 blessés, suscite l'émotion, l'inquiétude et la tristesse.

Nous sommes, de nouveau témoins avec consternation, de l'engrenage meurtrier de la violence dans cette partie explosive du monde, de l'éloignement d'une perspective d'une paix et d'une sécurité qui font si dramatiquement défaut au proche-orient.

Les responsabilités dans cet embrasement, personne ne l'ignore, ou ne devrait l'ignorer, existent de part et d'autre. La suspension de la trêve par le Hamas, les tirs de roquette permanents vers Israël, ne pouvaient que provoquer une réaction, d'autant plus prévisible que l'Etat hébreu était en période pré-électorale. Mais pour autant, il ne faut pas rejeter, comme le font certains dirigeants de droite l'entière responsabilité des affrontements sur le seul camp palestinien.

La réaction d'Israël, forte, disproportionnée, à la hauteur de son armée, puissante, moderne et équipée, est également condamnable.

Il est impératif que le chemin de la paix soit trouvé. Les combats doivent absolument cesser car l’escalade de la violence disproportionnée risque d’embraser définitivement la région.

Ici comme là-bas, les postures et les amalgames quelqu’ils soient sont inacceptables.

Ici comme là-bas, l’esprit de responsabilité doit favoriser le dialogue et la fin de la guerre.

Ici comme là bas, chacun, dans ses mots et ses gestes, portent les conditions d’une paix durable entre les peuples et cruciale pour l’avenir des relations internationales.

Toutes celles et tous ceux qui souhaitent la paix dés aujourd’hui doivent être entendus et soutenus de toute nos forces. L’avenir des peuples la région en dépend.

Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Dans le Monde
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Mercredi 5 novembre 2008


Comment ne pas se féliciter de la victoire d'Obama ? Je me réjouis de cette élection car je suis sûr qu'elle va changer l'Amérique et sans doute son rapport au reste du monde.

Voir un fils d'immigré épouser à ce point le rêve américain après un parcours sans faute d'Harvard aux quartiers de Chicago, pour désormais diriger la première puissance mondiale, comment ne pas être admiratif ? Il y a de quoi nous réconcilier avec l'Amérique toute entière, quand elle dépasse ses préjugés et redevient ouverte et tolérante.

Obama arrive aux responsabilités, dans une des pires périodes de l'après-guerre après deux piteux mandats de George Bush. Il va devoir gouverner un pays qui conduit actuellement deux guerres et qui est rongé par la misère et l'endettement des catégories populaires.

La mesure la plus attendue sera sans doute l'invention d'une sécurité sociale... ce qui n'est pas le moindre des paradoxes dans le pays le plus riche du monde. Les défis environnementaux sont énormes, alors que l'Administration Bush tournait le dos à ces questions pourtant fondamentales pour la planète.

Là-bas comme ici, il faut relancer l'économie et Obama a promis une relance par la consommation.

Là-bas comme ici, il faut réformer l'impôt et Obama a eu le courage d'annoncer qu'il va augmenter les impôts de plus riches et baisser ceux des classes moyennes.

Là-bas comme ici, il faut rétablir la confiance pour redonner du souffle à toute l'économie.

La France reste malheureusement dirigée par un président qui n'a décidément pas l'envergure d'Obama.

Vous pouvez consulter son discours d'hier soir en version sous titrée ci-dessous.


 
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Dans le Monde
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Lundi 24 juillet 2006


Vous êtes nombreux, comme moi, à vous préoccuper de la situation du Liban. C'est un sujet délicat à traiter tant il est complexe et que l'on ne peut pas, d'où l'on est, prendre réellement la mesure des choses.

Je vous propose de lire le communiqué du 1er secrétaire du PS, François Hollande, dont j'approuve la prise de position :





le 21/07/06

COMMUNIQUÉ DE FRANCOIS HOLLANDE

Les opérations militaires israéliennes au Liban et les tirs de roquettes du Hezbollah sur des villes israéliennes ont créé une situation intolérable et dangereuse, causant destructions et souffrances pour les populations civiles et risquant d’embraser l’ensemble de la région et déstabiliser tout le Moyen-Orient.

Le Parti socialiste condamne fermement la provocation du Hezbollah qui, avec l’enlèvement de deux soldats israéliens, est à l’origine de cette escalade, comme il a condamné l’enlèvement d’un soldat israélien par des extrémistes palestiniens. Mais, la réaction israélienne est disproportionnée au Liban, comme à Gaza, très au-delà de l’objectif annoncé : la libération de ses soldats. Les bombardements ont pris pour cible les infrastructures économiques et civiles sur tout le territoire libanais et ont déjà fait plus de 300 morts civils ainsi que, selon l’ONU, plus de 500 000 personnes déplacées. Le Liban se trouve aujourd’hui dans une situation humanitaire dramatique.

Le Parti socialiste condamne les bombardements des objectifs civils par Israël et par le Hezbollah. Israël a le droit à la sécurité et au respect de ses frontières, mais il doit également respecter le droit international, notamment le droit humanitaire, la souveraineté et l’intégrité de ses voisins.

Le Parti socialiste demande qu’un cessez-le-feu immédiat soit proclamé. Les bombardements israéliens et les tirs de roquettes sur Israël, à partir du Liban et de la bande de Gaza, doivent cesser. Les prisonniers, notamment les soldats israéliens ainsi que les ministres et élus palestiniens doivent être libérés. Nous demandons aussi à l’ONU de décider très rapidement d’un déploiement d’une force internationale d’interposition au Sud-Liban avec mission d’assurer la sécurité de tous.

Le Parti socialiste exprime sa sympathie aux familles des victimes libanaises, israéliennes et palestiniennes. Il exprime plus particulièrement sa solidarité avec le peuple libanais touché une nouvelle fois par la guerre. Il faut rétablir la souveraineté et l’autorité pleine et entière du Liban. Elles passent d’abord par la fin des bombardements et des incursions israéliennes ainsi que par l’application de la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l’ONU exigeant le désarmement de toutes milices.

Il y a trop longtemps que le droit international reste inappliqué et que les résolutions de l’ONU demeurent lettres mortes au Proche-Orient. Il est temps que le droit prime sur la force et le dialogue sur l’affrontement si l’on veut éviter l’embrasement généralisé de la région dont seuls les extrémistes seraient bénéficiaires.
Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Dans le Monde
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Mardi 20 juin 2006
En cette journée mondiale du Réfugié il convient de réaffirmer la nécessité de voir respecter les principes formulés par la convention de Genève relative au statut des réfugiés.

La baisse constatée en France et en Europe du nombre de demandeurs d’asile n’est pas la résultante d’une réduction des conflits et des violations des droits de l’Homme à travers le monde, mais d’une fermeture accrue de nos frontières. Les personnes forcées de quitter leur pays trouvent ici porte close.

En effet, la prise en charge des réfugiés dans le monde repose de plus en plus sur les pays en développement. L’Afrique supporte 33% de la population réfugiée, l’Asie 37%, alors que l’Europe n’offre sa protection qu’à 22% des réfugiés, et l’Amérique du Nord à 6%. Les pays européens doivent exprimer leur devoir de solidarité envers les pays qui accueillent le plus de réfugiés. En ce sens, la France doit augmenter sa participation au budget du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés).


Je tiens à signaler et à soutenir l'opération lancée par le HCR "ninemillion" :


"
Campagne mondiale à l'occasion de la Journée mondiale du réfugié: ninemillion.org.

Dans le monde, neuf millions d'enfants réfugiés rêvent d'une vie meilleure. Cette campagne vise à aider ces enfants à faire de leurs rêves une réalité en améliorant leur quotidien dans les camps de réfugiés à travers l'éducation et le sport. Le fait d'apprendre et de jouer rend les enfants plus forts. Et des enfants plus forts construisent des communautés plus fortes.

L'éducation, le jeu et le sport dans les camps de réfugiés permettent aux enfants de mener des activités positives qui leur donnent espoir et d'acquérir des outils qui leur sont utiles dans l'existence. Ils peuvent ensuite y recourir pour reconstruire leurs vies et retrouver une certaine normalité et une structure dans leur vie de tous les jours. Les filles et les garçons réfugiés ont chacun des besoins différents. Les filles, en particulier, occupent un rôle essentiel au sein de leurs communautés. Et pourtant elles sont confrontées aux obstacles les plus difficiles. Pleines de potentiel, elles ont besoin qu'on leur donne une chance de grandir, de rêver, de se réaliser et d'aider à changer l'avenir.

Les objectifs de la campagne sont de :

  • Sensibiliser l'opinion publique sur les enfants et les jeunes réfugiés
  • Collecter des fonds pour des programmes sportifs et éducatifs bénéficiant aux enfants et aux jeunes réfugiés

Aidez-nous à faire connaître ninemillion.org et à donner aux neuf millions d'enfants réfugiés du monde force et dignité. Dites à quelqu'un de votre entourage comment il/elle peut aider à transformer la vie des enfants et des jeunes réfugiés aujourd'hui."



Par Hussein Mokhtari - Publié dans : Dans le Monde
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