Il a suffi que le Parisien évoque dans son édition du jeudi 11 mars l'hypothèse de ma candidature aux élections sénatoriales et déjà la
machine s'emballe : encouragements nombreux, messages de soutiens multiples et quand même quelques moues dubitatives aussi...
Cette élection sénatoriale n'est prévue qu'en septembre 2010 et il me paraissait bien trop tôt pour en parler, surtout le jour d'un vote interne important pour le PS en vue des élections
européennes. Cette échéance immédiate est pour moi déterminante et je souhaite en effet d'abord m'investir pour faire le plus haut score dans le Val d'Oise le 7 juin et créer les conditions de
l'élection de mon ami Alain Richard.
Même si Raymonde Le Texier -qui accomplit un travail formidable au Sénat- devait confirmer son intention de ne pas se représenter, je ferai évidemment tout pour que l'Est du Val d'Oise, nos
villes et nos quartiers soient davantage encore entendus au Sénat !
Dans cette période de crise économique et de reconstruction d'une alternative à la politique de Nicolas Sarkozy, je ne veux pas m'écarter de ma ligne de conduite : rester à l'écoute des militants
et sympathisants, construire avec les élus locaux de toutes tendances les conditions d'un mieux-être pour tous les Valdoisiens et aider en priorité les secteurs du Val d'Oise les plus en
difficultés. Telle est ma mission actuelle de vice-président du Conseil général chargé de la Politique de la Ville et de la Contractualisation.
J'ai comme ambition première de faire la preuve de mes compétences et de mon travail cette année encore. C'est la condition que je m'impose avant de briguer de nouvelles responsabilités.
Je reste néanmoins attentif à vos réactions et je remercie ici toutes celles et tous ceux qui m'ont exprimé leurs soutiens.
Par Hussein Mokhtari
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Comme vous le savez, la situation de l'emploi dans notre canton me préoccupe énormément, et particulièrement,
le sort réservé aux jeunes qui subissent de plein fouet la crise.
Je saisis donc toutes les opportunités offertes par les entreprises et je n'hésite pas à intervenir auprès des employeurs pour qu'ils donnent leur chance aux Gargeois et aux Bonneilleux qui
viennent me solliciter.
Une réelle opportunité leur est offerte pas très loin de chez nous avec plus de 1 600 postes à pourvoir dans les deux parcs d’attractions de la Compagnie des Alpes.
Le Parc Astérix, qui ouvre ses portes le 4 avril, et la Mer de Sable à Ermenonville, lancent leurs campagnes de recrutement de saisonniers et cela peut être un bon tremplin. Pour cette année, le
Parc Astérix délocalise son recrutement. Des représentants du Parc Astérix viendront directement à la rencontre des candidats lors de forums organisés dans les maisons de l’emploi du Val-d’Oise
et des départements voisins.
De son côté La Mer de Sable organise un forum dédié aux étudiants le 21 février en mairie d’Ermenonville. Ce parc d’attraction prévoit d’embaucher 270 saisonniers.
Plus d’infos : http://recrute.parcasterix.fr/
Par Hussein Mokhtari
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Jean-Paul Huchon et Marie-Pierre de la Gontrie ont fait adopter le 22 décembre le budget 2007 de la Région Ile-de-France. Ce budget a été voté par l’ensemble des groupes PS - CACR - MRC - Verts et PRG soit 127 voix pour. Les groupes UMP, UDF et FN ont voté contre.
Le budget 2007 s’élève à 4,017 milliards d’euros, soit une hausse de 5,9% par rapport à 2006.
Il va contribuer à améliorer la vie quotidienne des franciliens notamment en matière de transports, d’éducation, de formation professionnelle et de qualité de vie. Et ce sans augmenter la pression fiscale sur les ménages.
362 amendements ont été discutés par les élus régionaux durant ces 4 jours de débats pour un montant de plus de 30 millions d’euros ce qui a permis de :
- renforcer certains secteurs comme les transports en commun avec l’inscription au budget de la suppression des zones 7 et 8 de carte orange ; la sécurité routière et la construction de routes en grande couronne (+ 20 M€), la formation professionnelle, la politique du livre ( le budget atteint 5 millions d’euros) ou encore le logement social
- conforter certaines actions en faveur de publics prioritaires comme l’appui aux familles défavorisées, la mise à disposition d’installations sportives à usage des lycéens …
Un budget de plus de 4 milliards d'euros
RECETTES :
Ce montant tient compte des compensations de l’Etat liées à la décentralisation. L’écart entre les compensations attendues et les dépenses induites par la décentralisation atteint 216 M€.
L’emprunt est contenu à 566 M€, soit une baisse de 15 % par rapport à 2006, ce qui permet de préserver la bonne santé financière de la Région. La réforme de la taxe professionnelle obère les recettes fiscales d’environ 50 M€.
DEPENSES :
Le budget 2007 poursuit et pérennise l’action régionale, avec une augmentation du fonctionnement et du soutien de l’investissement qui se poursuit depuis 1998.
Quatre priorités régionales :
• Améliorer les Transports collectifs : 942,06 M€ (+ 10,8 % par rapport à 2006)
• Renforcer l’apprentissage et la formation continue : 643,4 M€ (contre 559,3 M€ en 2006) + 15 %
• Moderniser les lycées : 772,88 M€ (contre 709,42 M€ en 2006) + 9 %
• Une Ecorégion en devenir : 130,28 M€ - après une progression des crédits de paiement de 26,7% entre 1998 et 2005.
Par Hussein Mokhtari
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Directrice de recherche au CNRS, Agnès Van Zanten a longtemps étudié les rapports de la société à l’école. Intervenante lors du colloque du comité d’évaluation et de suivi de l’agence nationale pour la rénovation urbaine du 22 juin au Sénat, elle a insisté sur les nouveaux besoins du pays en matière d’éducation. Pour cette sociologue, la ségrégation scolaire est devenue en France une réalité.
Pour contrer ce phénomène, il n’y a pas d’outil miracles mais bien une nécessité d’étudier l’école, au cas par cas, en rapport avec sa place dans la cité.
Entretien.
La relation entre école et urbanisation est-elle un nouveau point de départ pou repenser l’école?
Pendant très longtemps, deux mondes sont restés très distincts, le monde de la ville et le monde de l’école. En ce sens, ce colloque est emblématique puisque aujourd’hui on ne peut pas concevoir séparément des problèmes urbains et des problèmes scolaires.
Pensez-vous que la France connaisse aujourd’hui une ségrégation scolaire ?
Il y a des phénomènes d’aggravation dans l’environnement scolaire. D’un côté l’angoisse des familles, liées à des logiques de peur qui conduisent à renforcer la concentration des population et surtout les effets pervers de cette concentration. Lorsqu’on vient d’un milieu difficile on aura probablement une scolarité difficile à titre purement individuel. Mais quand on est mis avec d’autres qui ont des problèmes, il est clair que les problèmes se renforcent. Si l’école ne peut pas tout faire, elle peut au moins ne pas aggraver les inégalités.
En renforçant par les concentrations spatiales dans les classes et les établissements, l’école se trouve face à des inégalités de départ contre lesquelles elle ne peut pas toujours lutter. L’opinion publique a été sensibilisée au fait que ces concentrations sont à la base de ces mouvements de révolte, des violences qui sont très fortes. Notre société crée une sorte d’identité des jeunes des banlieues qui revendiquent une identité négative, vécue négativement, liée à cette ségrégation territoriale reliée à l’école. C’est en effet souvent à l’école que les jeunes découvrent les injustices sociales.
La carte scolaire mise en place pour éviter les discriminations scolaires, du moins pour que celles-ci soient moins perceptibles à l’école, a t-elle des effets pervers ?
La carte scolaire n’a pas été faite seulement pour cela. La carte scolaire était au départ surtout un instrument de rationalisation de l’offre et la demande d’éducation sur le territoire. Elle fut mise en place en 1963, au moment où on commençait la création de ce qui est devenu « le collège unique ». A partir du moment où on a commencé à les implanter partout, on a rationaliser les flux d’élèves. Pour beaucoup d’acteurs éducatifs, la carte reste un outil de rationalisation et pas une question de justice et d’égalité.
Une réponse contextualisée et pragmatique est dépendante de ces cartes scolaires. Il y a des territoires dont le niveau de ségrégation est tel, que l’échec scolaire est inévitable. Ce qui s’est dégagé de nos études est qu’il faut une mixité des niveaux dans une classe pour que celle-ci progresse. Quand les bons élèves sont regroupés entre eux ils progressent qu’un tout petit peu plus que dans des classes hétérogènes. En termes de politique publique, l’Etat a tout intérêt à mettre en place des classes hétérogènes. Il est cependant nécessaire de mieux communiquer sur ces points. Les pouvoirs publics doivent alors sensibiliser les parents d’élèves mais aussi les professeurs.
Qui est le mieux placé pour prendre ces décisions « contextualisées et pragmatiques » ?
Il y a toujours une concurrence de légitimité entre les différents acteurs. Qui est le plus légitime pour appliquer des politiques locales ? D’après mes recherches, ce qui me semble le plus convaincant serait de mieux clarifier la compétence des différents acteurs au sein de la décentralisation. Alors, le pouvoir décisionnel sera enfin véritablement réparti. On peut imaginer que le maire, conseillé par un collège décisionnel, avec des inspecteurs de l’Education nationale, pourrait être en mesure, au cas par cas, de répondre à ces questions.
Par Hussein Mokhtari
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