Ensemble pour Garges
J'ai présidé ce mardi 23 juin la cérémonie joyeuse et conviviale organisée pour les 30 ans du Comité départemental d'Education pour la Santé du Val d'Oise (CODES95).
Je reviendrai en images et en vidéo sur cet événement. qui a rassemblé 120 acteurs de la prévention et de
l'éducation pour la santé. Qu'ils soient tous remerciés d'être venus, merci aussi pour les nombreux messages que j'ai reçus à cette occasion. Mais je voulais tout de suite vous faire partager
quelques extraits de mon discours, à l'heure où la loi Bachelot qui réorganise le système français de santé publique, est votée solennellement par le Parlement :
"AU CODES 95, notre ambition est à la fois de mieux défendre les besoins spécifiques des valdoisiens et de
mieux valoriser les initiatives locales pour préserver leur financement.
Après s'être doté d'un nouveau nom et d'une nouvelle charte graphique, j’ai souhaité que le CODES95 bénéficie d’un véritable site internet www.codes95.org, et d’une nouvelle formule de la lettre départementale qui sera désormais électronique.
Et nous avons beaucoup de projets à mener dans les mois à venir :
- D'abord, le développement d’un observatoire départemental des initiatives locales en éducation pour la santé - en abrégé ODILES
- Nous voulons aussi rassembler l’offre de formation continue en
éducation pour la santé dans un catalogue commun des formations.
- Nous préparons d’ores et déjà la Journée mondiale contre le SIDA du 1er décembre et nous
allons nous associer à de nombreux événements dans les prochains mois…
- sera notre prochain grand chantier avec l’ambition de mettre en réseau les acteurs et de fédérer leurs actions et de les valoriser.
Pour réaliser tous ces projets, il faut des moyens. Et pour préserver ces moyens, il nous faut des partenaires convaincus de la pertinence de nos actions : c’est pourquoi nous prenons un grand
soin à analyser les besoins locaux, à adapter les programmes aux publics, à évaluer quantitativement et qualitativement notre travail.
Aujourd’hui et demain, l’Assemblée nationale et le Sénat adoptent la nouvelle loi Bachelot qui va réorganiser
notre système de santé publique. La création prochaine des agences régionales de santé nous oblige à défendre la pertinence de l’échelon local et de l’échelon départemental. Nous nous
sommes battus, lors de la discussion parlementaire, pour faire en sorte que cette instance dirigée par un président nommé en conseil des ministres prenne réellement compte les besoins spécifiques
non seulement du Val d’Oise mais aussi de certains secteurs du Val d’Oise et de certaines catégories de valdoisiens qui cumulent les handicaps.
Avec les présidents des autres CODES d’Ile de France, nous avons relancé la dynamique régionale autour du
Comité régional d’Education pour la Santé d’Ile de France (CRESIF) par une journée régionale le 5 mars dernier, en présence de mon ami François Pupponi, député-maire de Sarcelles qui a repris nos
propositions d’amendement.
Cette dynamique est nécessaire pour que nous défendions notre vision devant la future agence régionale de
santé.
Les inégalités de santé recoupent les inégalités sociales et cette agence, même si elle sera, régionale ne
devra pas nous empêcher pour autant de défendre les spécificités de nos territoires : il y a encore trop de pathologies, pas assez d’information et de sensibilisation dans les quartiers les plus
en difficultés. Pour cela, l'échelon communal et l’échelon départemental avec leurs réseaux d’élus de proximité restent indispensables à notre démocratie, quoiqu’on en dise encore ces
temps-ci….
C’est pourquoi je reste très vigilant pour les années qui viennent et je n’hésiterai pas à vous mobiliser si
par malheur nous étions menacés par cette future organisation et la refonte probable de nos financements. "